Accord global et inclusif : L’ACDI et le Front déplorent le blocage créé par les parties aux négociations

Claude Iluta estime que les tergiversations et le manque de patriotisme de certains acteurs politiques ne permettent pas au pays d’avancer

Pendant que les parties aux négociations directes du Centre interdiocésain se battent encore pour lever les points de divergence certaines organisations sociales et regroupements politiques ont plutôt choisi de rendre compte à leur base, de ce qu’a été le déroulement des pourparlers qui ont abouti à la signature de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

C’est dans cette optique qu’il faut situer la séance de restitution que l’ACDI (Actions communautaires pour le développement intégral) et le Front pour le respect de la Constitution ont organisé tout dernièrement à Lemba à la Galerie Hugo Tanzambi.

Principal invité : le MLC de Jean-Pierre Bemba représenté à l’occasion par son secrétaire national à l’information Me Mbonzi wa Mbonzi Désiré et la Dircab de la secrétaire générale de ce parti, Mme Bunsana.

Dans un brillant exposé qu’il a fait à cette occasion, le PCA de l’ACDI, Claude Iluta Engambi a déploré le blocage et les tergiversations à répétition créés par les délégués du Rassemblement et de la Majorité au Centre interdiocésain. Alors que le gros du travail était déjà accompli.

Ce blocage a-t-il dit, traduit le manque de volonté et de patriotisme de certains acteurs politiques de notre pays qui ne se soucient pas de l’intérêt communautaire mais qui sont accrochés à leurs avantages personnels. Il y a même à se demander si ces dirigeants politiques ont la notion du temps dans ce qu’ils font. Ils oublient que le temps, c’est de l’argent. Il n’attend personne. Celui ou celle qui ne compose pas avec lui, et toujours perdant et ne peut  prétendre contribuer au développement.

Par voie de conséquence, le pays n’avance pas. La RDC marque le pas. Des pays comme la Corée du Sud, l’Afrique du Sud ou même le Maroc qui avaient le même niveau que la RDC dans les années 60, ont fait un bon. Leurs économies prospèrent et le niveau de vie de leurs populations n’a pas de commune mesure avec le nôtre. Comment à ces conditions, notre pays peut-il prétendre à l’émergence ? S’est-il écrié.

 

Le respect des lois

Si notre pays veut aller de l’avant et espérer des avancées, il doit d’abord apprendre à respecter les lois qu’il a lui-même édictées notamment la Constitution et les principes universels de gouvernance. Cette responsabilité incombe aux dirigeants politiques mais aussi aux forces vives de la société. Ce pays nous appartient tous. Personne ne peut se sentir exclu. Tous les citoyens doivent mettre la main à la pâte. Chacun, là où il est et dans ce qu’il fait, doit savoir que nous n’avons que la RDC comme patrimoine commun. Il n’y a que des Congolais qui doivent travailler pour la promouvoir.

C’est même la raison de son organisation, l’ACDI créée en juin 2005. Cette association qui travaille pour le développement communautaire, la promotion de l’environnement, œuvre pour la sensibilisation et la conscientisation des populations pour leur auto prise en charge dans les provinces du Kongo Central, du Bandundu, de l’ancien Equateur et dans la ville province de Kinshasa.

Elle a conclu des partenariats avec plusieurs organisations à travers le monde notamment en Belgique, aux USA, en France et ailleurs. L’ACDI fait des plaidoyers auprès des organisations internationales. Elle donne à travers ses experts, des avis et conseils sur la protection de l’environnement dans notre pays.

Me Désiré Mbonzi wa Mbonzi du MLC a pour sa part, retracé les péripéties qui ont émaillé le MLC et le Front pour le respect de la Constitution durant tout son parcours aux travaux des pourparlers directs du Centre interdiocésain. Il a expliqué pourquoi sa plate-forme politique a claqué la, porte des négociations au départ, avant  de venir apposer finalement sa signature. Le souhait le plus ardent du MLC, c’est de voir les élections organisées cette année comme convenu le 31 décembre 2016.

Pour sa part, la Dircab de la secrétaire générale du MLC, Mme Marie-José Bunsana a expliqué pourquoi le Front n’est pas rentré à sa base avant de signer l’Accord de Saint Sylvestre.

Jean-Pierre Seke

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