Après le séminaire du Gouvernement, Qu’attendre des ministres ?

Le Premier ministre Bruno Tshibala a organisé depuis du 7 au 8 juin 2017, un séminaire en faveur des membres de son Gouvernement à la cité de l’Union africaine. Et qui selon le programme initial annoncé, s’est clôture l’après-midi de jeudi 8 juin sur le Mont Ngaliema.

Initiative saluée par nombre d’observateurs avertis qui pensent que le nouveau Premier ministre avait vu juste. Passer 48 heures ensemble avec les personnes qu’il est appelé à cheminer pour piloter les affaires de l’Etat, parait plus que nécessaire et même impérieux au regard des nombreux défis qui les guettent, dans un environnement politique et sécuritaire tumultueux et quelque agité.

C’est par la fréquentation que nait  la communion dit un adage. Le Premier ministère Bruno Tshibala l’avait compris et a voulu capitaliser cette dimension par ce forum qu’il a tenu à convoquer avant de se lancer au travail.

Il a aussi voulu par cette session de formation donner des orientations précises sur les objectifs que le Gouvernement est appelé à atteindre dans le délai visiblement très serré lui assigné par l’Accord politique de Saint Sylvestre produit par la classe politique congolaise.

Ce qui, en termes d’ambition, n’était pas si mal que ça. Encore que ce n’est pas la première fois que l’opinion assistait à cet exercice. Matata  Ponyo, l’ancien Premier ministre l(avait, en son temps, organisé en 2012 sur le site de la centrale de Zongo dans la province du Kongo-central où des experts sud-coréens qui étaient mis à contribution cette fois-là.

Mais la grande question, de telles sessions de formation bien que importantes, produisent-elles le résultat attendu ? C’est là toute la problématique. Les ministres sont-ils conscients des lourdes responsabilités qui pèsent sur leurs épaules dans la conduite des affaires de l’Etat ?

Savent-ils que leur comportement, leurs faits et gestes dépend le vécu et l’avenir de tout un peuple ?

Parce que très souvent, les acteurs politiques tiennent un discours qui fait voir qu’ils sont les personnes attitrées pur diriger quand ils sont dehors. Mais une fois aux affaires, et le peuple n’est pas dupe à ce sujet, ils se transforment et s’érigent en obstacle aux intérêts du peuple. Ils n’hésitent pas à exiger des commissions pour des dossiers qui peuvent amener un souffle et aider le pays dans un domaine ou dans un autre.

Des choses qui ne sont pas de nature à encourager les investisseurs étrangers ou même nationaux. Et ce ne sont pas des exemples qui manquent.

Et une fois au gouvernement, ils ne sont plus à l’écoute de la population. Leurs audiences deviennent sélectives et décrocher son téléphone pour un appel qui vient de la base, devient subitement problématique.

Leur train de vie change etc. ils leur sont reprochés beaucoup de choses dont on ne saurait tout relater en quelques lignes.

Les ministres doivent être imprégnés de l’esprit patriotique et nationaliste. En se souvenant du mot d’ordre légué au peuple congolais par Mzee L.D. Kabila, celui de ne pas trahir le Congo.

Recevoir des enseignements dans un séminaire, ce n’est as mauvais, mais travailler en faveur des intérêts de la communauté nationale. Voilà des valeurs auxquelles les ministres doivent s’attacher du jour où ils prennent leur fonction jusqu’à leur départ du Gouvernement.

Ils doivent savoir que se retrouver au Gouvernement, n’est qu’un mandat. Un jour, les ministres appelés à renter à la base dans leur vie initiale. S’ils ne font pas bonne impression et marquer les esprits pendant leur avènement au pouvoir.

Que l’époque de Tshibala qui est visiblement déterminée à relever les nombreux défis, ne se lamente surtout pas. Elle a la possibilité de renforcer les causes de l’Etat. Rien qu’avec la régularisation des dossiers d’expatriés qui travaillent ici au Congo et qui ne payent leur carte de travail. Et pour lesquels l’Etat ne bénéficie pas de leur taxe de renumérotation.

Combien de travailleurs Libanais, Chinois, Indiens, Nord-Coréens ou Pakistanais sont en ordre ? Que dire des milliers des Ouest-Africains qui évaluent dans le commerce ici au Congo. Leur séjour au Congo est-il régulier ? Combien détiennent des cartes de travail. Qui les a autorisés à pratiquer le petit commerce réservé uniquement aux populations congolaises ?

Et dire qu’il y a des cartes de travail qui coûtent 2.800 dollars, 1.200 dollars ou 300 dollars américains. Que fait-on de l’argent de Go-Pass que la RVA fait payer aux passagers à destination de l’intérêt (10 dollars) et de l’étranger (50 dollars) ?

Le Gouvernement de la République doit chercher à savoir pourquoi bon nombre des sociétés minières au Katanga (Haut-Katanga et Lualaba) refusent-elles de déclarer leurs bénéfices à l’Etat Congolais ? Alors qu’ils produisent du cuivre, du cobalt, du Zinc pendant 4 à 7 ans.

Selon un expert minier, qui Mupepele qui était reçu dans une émission spécialisée à la RTNC, dimanche, la RDC laisse couler beaucoup d’argent en termes des millions de dollars américains au Katanga où la plupart des sociétés minières se contentent de déclarer des pertes à la fin de chaque armée.

C’est un gâchis qu’il faille corriger rapidement et strictement. Evidemment là aussi, le Gouvernement a besoin de se doter des contrôleurs contentent et crédibles qui sont capables de résister à la corruption et de faire bénéficier l’argent au Trésor public.

JPS.

 

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