Après une attaque en pleine journée,  935 prisonniers s’évadent de la prison de Beni

Ils sont 935 prisonniers à s’être volatilisés dans la nature après une attaque dimanche 11 juin vers 15h30 locales de la prison centrale de Kangbayi de Beni dans la province du Nord-Kivu par des  hommes armés  non autrement identifiés.  Cette attaque a fait 8 morts.

La particularité de cette attaque est qu’elle s’est produite en pleine journée, contrairement aux attaques d’autres prisons qui se sont produites vers les petites heures de la journée. Selon des sources sécuritaires, citées par Radio Okapi, un groupe d’assaillants non autrement identifiés a pris d’assaut  cette maison carcérale avant de réussir à libérer plusieurs centaines des prisonniers.

Les sources judiciaires et pénitentiaires parlent de 935 prisonniers qui se sont évadés au cours de cette attaque sur les 966 qui étaient en détention. D’après les mêmes sources, la trentaine des prisonniers restés encore dans  cette prison sont tous des militaires.

Le général Fall Sikabwe, commandant de la 34e région militaire et des opérations Sokola 1 Sud, déclare que huit éléments des forces de  défense et de sécurité commis à la garde de cette prison ont été tués au cours de cette attaque. Selon lui, des investigations sont en cours pour identifier les auteurs de cette attaque sans précédent.

Après l’attaque de la prison de Kangbayi,  le gouverneur du Nord-Kivu Julien Plauku  annonce qu’un couvre-feu est instauré à partir de ce dimanche à 18h30  sur toute l’étendue de la ville et du territoire de Beni ainsi que de la ville voisine de Butembo.

La plupart des prisonniers dans la prison centrale de Kangbayi de Beni étaient poursuivis pour participation aux mouvements insurrectionnels des ADF et des groupes Maï-Maï, vols à mains armées et viol.

Dommage que les autorités pénitentiaires n’aient pas pris toutes les dispositions sécuritaires nécessaires pour éviter qu’une telle attaque ne se produise. Tous ces bandits libres vont se livrer à cœur joie à massacrer les paisibles citoyens de la région.

Des attaques des prisons à répétition, presque chaque semaine depuis celle du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, suivies d’évasions aussi spectaculaires que massives doivent nous interpeller.

 

Magister Baseke

 

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