Bukavu/Sud-Kivu : Onze cas de choléra rapportés dans la ville

Le spectre d’épidémie de choléra reste d’actualité à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, où onze cas (11) ont été enregistrés  à la fin du mois de juillet dernier les zones de santé d’Ibanda et de Kadutu.  Alors  qu’une semaine avant  il y avait zéro cas détecté.

Dans sa dernière livraison, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), révèle que l’agglomération la plus affectée est le quartier populaire de Panzi. Selon toute vraisemblance, affirme-t-on, la pénurie d’eau qui s’observe dans la ville serait à la base de cette augmentation des cas dans les quartiers vulnérables.

Pour éviter la propagation de la maladie, les autorités municipales ont entrepris des concertations avec différents acteurs dans le domaine de l’eau afin d’assurer l’approvisionnement et la chloration des points de puisage en faveur des habitants de quelques quartiers des zones de santé affectées.

De son côté, la Direction provinciale de la santé (DPS) a installé deux réservoirs d’eau au marché Beach Muhanzi afin d’en faciliter l’accès à des centaines de personnes qui y travaillent et aux voyageurs lacustres.  Dans le but de lutter efficacement contre cette maladie, la Division provinciale de la santé (DPS)  et les autorités communales envisagent également de renforcer les actions de sensibilisation de la population.

Dans le territoire de Shabunda, rapporte la même source, un groupe d’assaillants identifiés comme des miliciens Rahiya Mutomboki  de la faction Kimba associé aux  miliciens Rahiya Mutomboki Walike ont assiégé le jeudi 20 juillet dernier, en pleine journée, le village de Kiseku, situé à plus ou moins 32 kilomètres de la localité de Kigulube,  dans le groupement de Bamuguba-Sud sur l’axe Biangama-Kigulube.

Plusieurs sources locales affirment que  ces assaillants ont pillé des boutiques, le centre de santé de la place et enlevé environ 40 personnes pour le transport de leur butin vers la forêt. Il y a une année,  ce centre de santé avait reçu une donation en matériel et équipements médicaux de la part de l’organisation non gouvernementale IRC sous le mécanisme de Réponse rapide au mouvement de populations (RRMP).

 

Installation des réseaux communautaires à Kasongo

Dans l’entre-temps, pour favoriser l’harmonie et une cohabitation pacifique, la CARITAS/Kasongo a implanté six réseaux communautaires dénommés Comités locaux des organisations communautaires (CLOC) à Katchungu, Matili, Nzovu, Lulingu, Kiseku et Kigulube. Cette activité cadre avec son projet de protection et médiation intercommunautaires, il est financé par la CARITAS/Espagne.

Ces comités se chargeront de la gestion de tous les problèmes susceptibles de nuire à la paix et à la coexistence pacifique dans les communautés. Dans cette perspective la Caritas/Kasongo prévoit également de prolonger son projet de monitoring de protection dans le territoire de Shabunda pour une année supplémentaire, soit du 1er juillet 2017 au 29

juin 2018.

En ce qui concerne le mouvement de populations, les évaluations conduites par l’organisation Fondation solidarité des hommes (FSH) basée à Uvira, renseignent que plus de 8730 personnes déplacées en provenance de Misisi et Lulimba sont arrivées à Uvira centre, fuyant les affrontements qui ont opposé du 29 juin au 4 juillet dernier  les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à la coalition des miliciens Mai-Mai Yakutumba.

Parmi ces déplacés, cette organisation internationale a identifié quatre (4) enfants non accompagnés qui travaillaient dans les carrés miniers de Nyange. Les chiffres en notre possession indiquent plus ou moins  750 ménages (soit 3 750 personnes) déplacés venus de la localité de Cirambo sont arrivés à Nzibira, fuyant les attaques de Rahiya Mutomboki contre la localité de Cirambo dans le groupement d’Irhegabarhonyi, chefferie de Nindja en territoire de Kabare.

Toujours dans la même région, un autre mouvement de populations  est observé dans le village de Rumondo suite aux tracasseries régulières des miliciens Rahiya Mutomboki Shukuru,  auteurs des attaques récurrentes et de pillages dans plusieurs villages de l’axe Bunyakiri-Hombo.

Dovin Ntelolo Diasonga

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