Ces  » agents de désordre  » qui ternissent l’image de l’armée et de la police Les fameux Bureau 2 de retour !

 Ils ont fait la pluie et le beau temps à la fin de la IIe République avant de disparaître à l’entrée de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Ils viennent de refaire surface aujourd’hui au grand dam de nombreuses victimes.

Ces  » tracasseurs de la population  » parmi lesquels on peut citer les fameux éléments du Bureau 2 ont pris la place de la BSRS de triste mémoire. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux dans les terminus de bus comme Kintambo Magasin, Victoire, Rond-Point Ngaba, etc.

Beaucoup d’entre eux qui se disent agents de l’ordre sont en civils Ils malmènent les porteurs de mallettes ; sacs d’écolier et procèdent à des contrôles d’identité. A les en croire, ils sont, en ce temps de crise, à la recherche de tracts et  » autres  » biloko mabe  » (entendez  »mauvaises choses » en lingala). Si, par malheur, ils vous trouvent disposant d’une certaine somme d’argent par devers vous dans votre sac, soyez rassurés que cette somme d’argent sera amputée d’une bonne partie, si pas la totalité.

Difficile de savoir par ces temps qui courent s’ils sont de vrais ou de faux militaires ou policiers. Certains d’entre eux qui ont eu la malchance de tomber sur des officiers en civils – de vrais alors – se sont retrouvés entre quatre murs pour un temps. Parce que ces arrestations, très rares en fait, n’ont pas changé la donne sur le terrain.

A bien voir, chaque jour qui passe, la crise aidant, ces  » énergumènes  »  ne sont pas en panne de stratégies. Ils en déploient de multiples, parmi lesquelles les contrôles dans des ports, les gares routières (parkings) Contrôlant, selon leur bon vouloir, les pièces d’identité des éventuels voyageurs. Les personnes qui embarquent à bord des véhicules au Rond-Point Ngaba à destination du Kongo-Central ou au marché de la Liberté pour Kikwit ou autres villes de l’ex-Bandundu en savent quelque chose d’amer.

De l’avis de certains observateurs, la montée en flèche de ces tracasseries va de pair avec l’incertitude politique que vit le pays depuis que la majorité au pouvoir et l’opposition ne parviennent pas à accorder leurs violons pour baliser l’après second et dernier mandat du Président Joseph Kabila.

Aujourd’hui, quand on sait que des milliers d’évadés du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-Prison centrale de Makala ainsi ceux du cachot du district urbain du Mont-Amba à Matete sont dans la nature, ajouter à cela la montée en flèche de tracasseries, il y a lieu d’être inquiets pour demain. Raison de plus pour que la police ainsi que l’armée puissent déployer des éléments dans ces endroits forts fréquentés pour que ces brebis galeuses qui ternissent l’image de la police et de l’armée soient mises hors d’état de nuire

Quant aux sanctions prévues contre de tels actes ; elles doivent être rigoureuses, exemplaires Parce qu’on ne peut pas tolérer que des civils se fassent passer pour des policiers ou des militaires, alors qu’ils sont inconnus au bataillon On ne doit pas accepter que de tels individus puissent se retrouver à l’air libre quelques jours seulement après leur arrestation

La balle est donc dans le camp de la haute hiérarchie de la police et de l’armée pour ne pas laisser ternir infiniment l’image de ces deux corps Il y  va donc de l’image et de la crédibilité de nos forces de l’ordre

Philippe Mbayi Wete

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