De nouveaux mandataires : défis et chances de réussite, Aujourd’hui gros plan sur la SNEL et la MIBA

Le chef de  l’Etat a, il y a quelques jours, procédé à la nomination des nouveaux mandataires dans les entreprises du Portefeuille.  Nous avons, dans notre édition de vendredi dernier, ouvert un dossier où nous réfléchissons sur les grands défis auxquels les nouveaux comités de gestion auront à relever et examiner leur chance de réussite.

En effet, après la SCTP et la Regideso, aujourd’hui, nous allons nous attarder sur la Société nationale d’électricité (SNEL) piloté aujourd’hui par l’ingénieur Jeans-Bosco Kayombo comme directeur général et Alain-André Atundu qui a pris la tête du Conseil d’administration.

L’actuel D.G de Snel, est un fils-Maison, qui a fait ses preuves. Il a plus de 25 ans dans cette entreprise où il a franchi pratiquement tous les échelons. Selon des informations recueillies dans les milieux intéressés, le nouveau patron de la Snel travaillait comme directeur de transports avant d’être affecté  à la coordination des projets CDP.

Bien qu’il ait connu quelques difficultés avec le D.G Eric Mbala, Jean-Bosco Kayombo n’est pas un néophite. Ce  n’est pas quelqu’un qui viendra apprendre. Il connait parfaitement la Snel et il n’y a aucun détail qui l’échappe.

Pour nombre d’observateur, l’actuel directeur général est un homme ouvert, mais réputé pour sa rigueur. Il ne fait pas de quartier pour les agents et cadres qui font obstruction au travail. Mais celui qui mérite, a droit à ses avantages. Maintenant qu’il prend la direction de la Snel, beaucoup de ceux qui le connaissent, lui donne la chance de réussir son mandat.

Le problème, il trouve l’entreprise dans quel état ? Certes, Eric Mbala n’a pas démérité.  Il a dans son actif, plusieurs réalisations qu’on ne saurait minimiser. Il a combattu les poches noires, connecter plusieurs quartiers périphériques et lointains, en énergie électrique. Il a poursuivi le projet de construction de la deuxième ligne Inga-Kinshasa laissé par ses prédécesseurs. Et qui est déjà pratiquement terminé. Elle n’attend plus qu’à être finalisé et inauguré par la haute autorité du pays.

Cette deuxième ligne va désengorger la 1ère ligne Inga-Kinshasa déjà saturée. Une fois opérationnelle, cette deuxième ligne haute-tension va atténuer les charges et réduire les délestages récurrents que vivent au quotidien, les Kinois, et les abonnés des villes des provinces desservies par Inga.

 

Les délestages, la mise en service de certains groupes à Inga parmi les défis

Arrêter ou tout au moins atténuer les délestages, réduire dans les centrales d’Inga I et II, et de Zongo I, au Kongo-Central, dans les centrales de Tshopo à Kisangani, de Nzilo et Nseke dans le Haut-Katanga, de Ruzizi dans le Sud-Kivu, de Zongo au Nord-Ubangi etc. comptent les grandes défis que Kayombo aura à relever.

Il doit par ailleurs faire au phénomène d’étiage qui se pose, dans tous nos cours d’eau, réchauffement climatique oblige. Ce phénomène naturel qui n’est pas le fait d’un homme, est un problème délicat que le nouveau comité de gestion aura à gérer. Il va falloir renforcer le curage du canal d’amenée à Inga pour bien alimenter les machines en eau.

La RDC est comptée parmi les pays qui ont un faible taux de desserte en énergie électrique sur le continent africain. Alors qu’il a le potentiel électrique de 44.000 (quarante-quatre mille) Mégawatts concentré sur le seul site d’Inga dans le Kongo-Central. Et capable d’alimenter toute l’Afrique même une partie de l’Europe et du Moyen-Orient  en Asie. Cela pourra être possible avec la concrétisation du projet Grand-Inga, dont les démarches sont déjà fort avancées.

Mais avant d’y arriver, tout devra être mis en œuvre pour accélérer la construction des barrages de Kakobola dans le Kwilu (ex-Bandundu) et Katende dans le Kasaï-Central. Evidemment, ici, c’est le Gouvernemental central qui est appelé à pousser sur l’accélérateur pour finaliser ces deux grands projets qui vont délivrer les populations de l’ex-Bandundu et de l’espace kasaïen de l’obscurité dans laquelle elles sont plongés depuis plusieurs décennies déjà.

L’énergie électrique, c’est la vie. Sans courant, l’on e peut prétendre au développement. C’est un secteur assez sensible. Et le nouveau PCA de la Snel, Alain-André Atundu en est certainement très conscient. Il doit travailler fort pour essuyer les larmes des Congolais qui pleurent chaque jour

 

La Miba, relancer la machine de production

La Minière de Bakwanga (MIBA) a également des nouveaux dirigeants. Mais le président du conseil d’administration, Mgr Mbaya Tshiakany a été reconduit à son poste. Homme expérimenté, le PCA de la MIBA est un serviteur de Dieu et occupe de très hautes fonctions au sein de l’Eglise du Christ du Congo où il est modérateur du Synode national et président provincial de l’ECC/Kasaï-Oriental.

Professeur d’université, Mgr Mbaya Tshiakany a la lourde mission de donner des orientations devant aider à relever et à relancer la machine MIBA, hier grand  fleuron de l’économie nationale mais qui s’est endormie. La production de diamant doit reprendre. Mais il faut de grands moyens pour renouveler l’outil de travail, motiver le personnel et payer les arriérés de salaires des travailleurs de plusieurs mois.

Ce qui n’est pas une tâche facile. Mais avec la détermination et la volonté, il y a moyen de faire déplacer les montagnes.

 

Jean-Piere Seke

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