Décrispation  de la crise politique : Kabila consulte la classe politique avant le congrès

C’est pour bientôt, le passage du chef de l’Etat devant les deux chambres réunies en congrès, et ce,  après avoir pris acte de l’échec  des pourparlers débutés depuis le 8 décembre 2016 au centre interdiocésain  sous les auspices des évêques de la Cenco. En sa qualité de garant,  il est hors de question qu’il laisse cette crise perdurer, d’où son  engagement à consulter la chasse politique pour recadrer et réorienter autrement les choses.

Pour juguler cette crise politique,  une commission ad hoc a été mise sur pied, laquelle  est composée de Nkulu kilombo, Lumanu Mulenda Buana Nsefu…

Motif : amorcer de nouvelles consultations avec la classe politique. Cette démarche vise, au final, à juguler cette crise qui nous colle à la peau comme une sangsue.

En effet, ça  sent le roussi entre  les deux principales parties  prenantes aux pourparlers sous l’égide  de la Cenco, lesquels se sont  terminés dernièrement en eau de boudin.

La M.P est montée au créneau vendredi dernier pour fustiger l’attitude  du Rassemblement qui,  pour elle, refuse de présenter  au Chef de l’Etat la liste de trois candidats  Premiers ministres  par lui exigée ; de vouloir faire  parler la rue, ce qui devra s’appeler insurrection.

Pour sa part,  le Rassemblement estime qu’en exigeant 3 candidats Premier ministre, le chef de l’Etat va violer l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre qui stipule  »  le Rassemblement présente le premier ministre qui sera  nommé par le chef de l’Etat « . Dans ce qui prend l’allure d’une  balle de ping pong, qui a raison ?,  qui a tort ? le grand  pendant tout ce temps, c’est le peuple  souverain qui assiste, médusé, à sa descente aux enfers. C’est  l’impasse. L’inutile impasse. Depuis mardi 28 mars 2016, date  à laquelle le chef  de l’Etat a pris acte  de l’échec des pourparlers qui devaient aboutir à la signature d’un arrangement particulier en vue de  l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre, les choses  sont restées stagnantes. D’où, l’implication personnelle  du chef de l’Etat pour résorber cette crise qui risque de compromettre, non seulement le fonctionnement  des institutions  de la République, mais aussi et surtout tout le processus électoral qui a pourtant atteint sa vitesse de croisière.

 

L’espoir permis

Le chef de l’Etat,  étant invité à se placer au-dessus de la mêlée, l’espoir est encore permis, et ce,  pour départager les deux grands protagonistes, à savoir, la MP et le Rassemblement.

Les politiciens, pourront-ils revenir à la  table des négociations ? Si oui,  toujours avec les évêques de la Cenco ?  Certains analystes voient déjà planer l’ombre d’une  nouvelle médiation. Mais avec qui ? Avec Saîd Djinnit ? Une preuve là que nous Congolais, en  dépit de grands  diplômes que chacun puisse exhiber, nous offrons au monde une image triste de  notre pays,  nous sommes incapables même dans de petites choses.

Pourquoi les 2% doivent-ils  nous séparer si nous sommes  tombés d’accord sur 98% ? Pourquoi devons-nous achopper sur le mode de désignation du Premier ministre et sur la répartition des ministères ?

On a compté beaucoup…trop de morts dans ce pays. Il est à souhaiter que le chef de l’Etat, après consultation de la classe politique, puisse prendre, devant sa conscience et  devant Dieu, une décision qui puisse éviter à ce pays  une hécatombe car, il y a risque  d’une  nouvelle  hécatombe.

Il est également  à souhaiter que, le chef de l’Etat, en bon démocrate, ne puisse pas toujours écouter tous ceux-là qui viennent lui murmurer à l’oreille. Ce sont tous ces gens-là qui vont agir comme Pierre avait agi la nuit où Jésus fut livré.

Aux dernières nouvelles, nous venons d’apprendre que, hier dans l’après-midi, le chef de l’Etat, qui devait recevoir quatre groupes, n’en a reçu que trois, la société civile non signataire de l’Accord du 18 octobre dit n’avoir pas reçu l’invitation. Au nombre de ceux qui ont été reçus on cite l’Opposition républicaine de Léon Kengo wa Dondo, la société civile signataire de l’Accord du 18 octobre, Vital Kamerhe, José Makila…

Magister Baseke. 

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