Défis sécuritaires : Un mois d’août sanglant pour l’Afrique qui brûle

Les nouvelles ne sont pas bonnes sur le continent noir. Et la première quinzaine du mois d’août a été particulièrement noir et meurtrière dans certains pays de l’Afrique Centrale et de l’Ouest où encore une fois de plus, l’on a fait couler le sang des innocents. Leur seul tort, c’est d’être retrouvé aux mauvais endroits à de mauvais moments.

 

Leurs bourreaux, eh bien, ce sont des gens se réclamant de religions, et des sectes au nom desquelles ils tuent et causent désolation dans nos communautés. Ces gens ces terroristes se retrouvent aujourd’hui partout sur le continent et peuvent frapper n’importe où et à n’importe quel moment.

La République démocratique du Congo réputée terre de paix et de tranquillité, a été, en ce mois d’août, le premier pays à être frappé par des miliciens se réclamant de secte  » Bundu dia Mayala « , traduisait, l’Eglise de Kongo dont le gourou se trouve être député national Ne Muanda N’Semi au nom de qui ils opèrent et combattent.

Selon le rapport  fait par la Police nationale congolaise le 9 août dernier, ces miliciens, (une trentaine environ) visaient des sites stratégiques en l’occurrence, prendre le contrôle de l’aéroport international de N’Djili, et celui de la station de la Radio,  Télévision nationale etc. Objectif avéré : combattre le Pouvoir de Kabila. Mais pourquoi ô diable, se sont-ils résolus à recourir à la violence au lieu d’attendre les élections qui pointent à l’horizon et où ils peuvent librement postuler à tous les échelons de la vie nationale ? Comme d’ailleurs, le Bundu dia Mayala, parti de Ne Muanda N’Semi l’a si bien faite en 2006 et aux élections de 2011 ?

Difficile de répondre à cette préoccupation à ce stade des débats. Mais il sied de noter que pour cette seule journée du 7 août, 19 personnes, selon la police, ont trouvé la mort et plusieurs autres personnes ont été blessées.

Le Congo, qui sortait à peine des guerres dans sa partie orientale, le Nord-Kivu, l’Ituri et le Haut-Katanga et où l’on a enregistré des centaines de morts et des milliers de déplacés, a plutôt plus besoin de la paix et de sécurité pour reconstruire son économie et poursuivre son programme de développement qu’autre chose

Le peuple congolais n’a plus besoin de voir couler le sang. Car une seule personne qui meurt, est une mort de trop. La milice Kamwina N’Sapu qui a perturbé la paix et tue dans l’espace kasaïen, doit arrêter d’écumer la population de cette partie du pays qui a besoin de travailler pour son développement et de participer aux élections programmées dans un futur très proche.

 

Le Mali et le Burkina Fasso dans la tourmente

Après la RDC, c’est le Burkina Fasso et le Mali qui viennent d’être frappés le dimanche 13 et 14 lundi en plein cœur de leurs capitales. L’on a déploré 8 morts au Mali et 18 à Ouagadougou.

Les forces de l’Onu étaient parmi la cible au Mali, tandis e qu’au Burkina Fasso, ce sont des civils et des centres de négoce, les affaires privées qui étaient visées. Le Burkina Fasso qui a payé un lourd tribut par l’assassinat de 18 de ses ressortissants,  a décrété un deuil national de 3 (trois) jours. Et les chefs d’Etat et de gouvernements du monde entier ont adressé des messages de soutien au président Kaboré et au peuple burkinabé en signe de solidarité à la suite de ce que ce pays a connu.

Bien que ces attaques terroristes ne soient pas encore revendiquées  jusqu’hier les analystes les plus avisés estiment qu’ils seraient issus des groupes islamistes proches de l’E.I qui écument l’Afrique Occidentale. Et souvent ces terroristes prononcent le nom d’Allah avant de tuer.

Comment logiquement peut-on tuer au nom de Dieu. Créateur ? Le Coran dans certains de ses passages, dit que tuer est strictement interdit. Car celui qui tue une seule personne, est considéré comme si il a éliminé toute l’humanité.

Ceux qui prétendent agir au nom de l’Islam, pour semer la mort, sont en réalité des faux. Des gens qui n’ont encore assimilé le message de Dieu contenu dans le Coran. Ceux qui s’adonnent à des telles activités criminelles, ont  plutôt une conception mortelle et corporelle ou finie de Dieu. Ils ne connaissent pas la nature de Dieu qui est avant tout  l’Amour,  Vérité et  Vie. L’Eternel ne peut en aucun cas àt en aucun moment se ranger du côté des tueurs. C’est plutôt le diable qui joue ce rôle. Car la Bible déclare que l’ennemi ne vient que pour voler, violer, tuer et égorger. Il n’y a aucun espace de bonté ni de magnificence en lui et ses anges qui sont des démons sont responsables de tous les malheurs dans le monde.

La plus grande soif de l’humanité est de nature spirituelle. Qu’il s’agisse d’un désir ardent de paix et de sécurité, d’une aspiration à la liberté, d’un désespoir latent lié au manque d’argent, ou du désir de vivre heureux et en bonne santé. Dieu est notre seul espoir. Et ceux qui dirigent, doivent aspirer à la justice, et travailler véritablement pour le bien des communautés qu’ils sont censé à administrer. Sans écouter la voix de Dieu, la voix de sagesse, on se demande bien si l’issue de leur mandat sera heureuse.

Jean-Pierre Seke

Related posts