Dégradation des routes à Kinshasa : Les usagers de la route Cécomaf dans la tourmente

Construite pour permettre aux maraichères de N’djili brasserie d’évacuer  leurs produits vers les centres de consommation,  la route  Cécomaf qui part du  Boulevard Lumumba en passant par le quartier 6 n’est plus en bon état surtout dans son tronçon compris  entre le marché 6 et l’arrêt appelé communément  » Police « .  Les automobilistes qui y effectuent le trafic ont de la peine à circuler.  On signale sur la chaussée la présence des nids-de-poule  et une  érosion qui menace de couper cette route en deux.

Les conséquences de cette dégradation ne sont plus à démontrer. La circulation devient quasiment impossible, les embouteillages sont toujours au rendez-vous et les inondations sont fréquentes surtout lorsqu’ il y a la pluie  sans oublier l’endommagement de certains engins.

La situation est tellement préoccupante au point que les usagers de cette route se demandent  si l’autorité urbaine est au courant de ce problème.  » la dégradation de cette route ne date pas d’aujourd’hui mais aucune action d’envergure n’est engagée jusque là  pour sa réhabilitation alors que le gouvernement provincial avait lancé à son temps un programme de réhabilitation de voiriesurbaine. » a déclaré un habitant avant d’indiquer que malgré quelques Kilomètres réhabilités, les usagers se trouvent toujours dans la tourmente.

 » Nous perdons parfois plus d’une heure pour parcourir ce tronçon. On ne sait pas jusque là la position des autorités pour remédier à ce problème », a déploré un conducteur.

Il s’agit là d’un défi  que doit relever l’autorité urbaine  surtout quand on sait que le développement d’une contrée passe également par les infrastructures routières. Peut-on imaginer les conséquences ? C’est-à- dire, le risque d’enclavement du milieu.

La réhabilitation de cette route permettra non seulement de rétablir  la fluidité  de la circulation et la mobilité des personnes mais contribuera également au développement du coin car la principale activité des habitants qui vivent aux alentours, est l’agriculture.  L’implication de l’autorité urbaine  dans la réhabilitation de cette route  est très attendue par la population de ce coin qui fait face chaque jour à des embouteillages et est obligée d’observer beaucoup de temps en route avant d’atteindre la destination.

La commune de N’djili  n’est pas la seule à être confrontée à cette difficulté. Plusieurs cas de délabrement des routes sont signalés dans la capitale,  il y a risque  d’accentuer ou d’aggraver l’enclavement de certains milieux. Pour preuve sur  l’avenue Bongolo  non loin de l’Université Simon Kimbangu, s’est créé un lac artificiel qui empêche les véhicules de circuler normalement.

Devant cette  triste et dure réalité, les autorités compétentes devront mettre en place une nouvelle politique et engager des moyens suffisants pour réhabiliter ces routes délabrées qui  ternissent  l’image de la capitale.

La population première bénéficiaire a aussi une part de responsabilité dans la gestion de ces ouvrages pour garantir leur pérennité.

Camus Kinkumi K

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