Elargissement de l’avenue By Pass : Les populations, victimes de la pollution

L’élargissement de l’avenue By Pass qui va de l’Echangeur de Limete au triangle/Cité Verte continue sans désemparer son petit bonhomme de chemin. Mais, au contraire, les populations bénéficiaires de cette œuvre sont, depuis plusieurs semaines déjà, victimes de la pollution qui ne dit pas son nom. Pollution qui ne peut pas aller sans véhiculer des microbes pathogènes circulant dans l’air, surtout dans nos milieux où l’assainissement pose problème.

 

Pour s’en convaincre, il suffit, si pas de longer le tronçon allant du croisement avec l’avenue Kiyimbi à Lemba ou de se poster quelque part  sur ce tronçon pour conclure que ce que les populations sont en train de vivre est absolument révoltant. Résultat, pour celui qui serait dans l’un de ces deux cas, la poussière rouge partout, même dans les poches, à telle enseigne que tous ces gens, longeant, arrêtés quelque part ou à bord des véhicules dont on n’aurait pas pris soin de fermer les fenêtres passeraient pour des peaux rouges.

A en croire des sources crédibles, le tronçon allant du triangle au croisement des routes allant vers le CNPP et vers Mont-Nfafula avait déjà reçu la couche de macadam. De quelle épaisseur ? Ça, c’est l’autre paire de manches.

Pour revenir au tronçon dont question dans ces colonnes, les populations victimes de la pollution lancent un SOS, non seulement en direction de l’Agence des grands travaux, mais aussi et surtout en direction des gouvernements central et provincial en général et du ministère des infrastructures et travaux public en particulier d’arrêter ce calvaire.

 

Arroser le tronçon

Le meilleur, moyen d’y arriver, serait, de l’avis des observateurs, de déployer des camions citernes aux premières heures du matin (de 4h00 du matin à 6h00) sur ce tronçon, ces camions qui vont déverser leur contenu sur ce tronçon concerné de sorte que, la circulation devenant intense à partir de 6h00, les gens ne tombent plus victimes de cette maudite poussière.

On ne peut pas prétexter que ces camions n’existent pas à Kinshasa. On les voit presque dans toutes les communes de Kinshasa à chaque fois que l’Opposition prévoit des marches pacifiques ou des sit-in, ces camions qui, dans ce cas susévoqué, sont connus de Kinois sous l’appellation  » camions ya mayi ya moto « , c’est-à-dire camions d’eau chaude.

Si ceci ne peut être fait, la situation demeure intacte et les populations payent un lourd tribut. Il s’agit des populations de Lemba, de Ngaba et de Makala. Un autre risque qui découle de cette situation est celui d’accidents, accidents non seulement, des véhicules qui ramasseraient des piétons, mais aussi des véhicules entre eux, la visibilité étant nulle.

En attendant que les décideurs résolvent le problème par l’arrosage que nous avons proposé dans ces colonnes, il serait conseillé aux conducteurs de rouler, en plein jour, non seulement avec des phares allumés, mais aussi des projecteurs comme on voit dans beaucoup de pays pendant l’hiver, question de déchirer l’épaisse couche de poussière

Depuis l’arrivée de la saison sèche à Kinshasa en général et dans le périmètre de By Pass concerné ici en particulier, si vous voyez des gens, hommes, femmes, enfants arborer des cache-bouche et des cache-nez, ne pensez pas qu’ils sont soit chirurgiens soit des employés des morgues qui sont nombreuses dans la ville, comprenez que ce sont des Kinois qui ont compris qu’il faut éviter la contamination par des microbes contenus dans la poussière.

Qui va donc faire que le tronçon By Pass allant de l’avenue Kiyimbi au triangle ouvrant vers le CNPP     et Mont Ngafula soit arrosé aux heures matinales pour éviter les microbes ? L’Agence des grands travaux, le ministère des ITPR et le gouvernement sont bien placés pour répondre à cette question fondamentale.

Magister Baseke

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