Election du nouveau gouverneur du Kwilu : Les  députés face à un choix judicieux pour un avenir radieux de la province

La récente démission en catastrophe du Gouverneur de la province du Kwilu Godel Kinyoka Kabalumuna quelques jours seulement après son retour à Bandundu ouvre une voie certaine pour des élections à la tête de cette province. Cette démission met également fin aux querelles entre lui et l’Assemblée provinciale du Kwilu.

L’on sait que l’Assemblée provinciale avait fait injonction au Gouverneur Kinyoka de ne plus engager la province après la publication de la lettre de la Ceni annonçant des élections  dans cette province. En même temps, l’assemblée  instruisait les banques et la Régie financière locale de protéger les fonds pour un développement durable du peuple kwilois. La réaction de M. Kinyoka ne s’est pas fait attendre.Il a dit ne pas être concerné par cette décision de l’assemblée qui s’acharne d’ailleurs contre sa personne on ne sait pour quelle raison, a-t-il dit. Et que cette façon d’agir de l’Assemblée était de  nature à déstabiliser la province, a-t-il encore ajouté.

Maintenant que l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur pointe à l’horizon, les députés provinciaux du Kwilu doivent se mettre en tête que depuis quelques années, la province du Kwilu jadis respectée ne vaut plus rien faute de dirigeants  ayant une vision pour son développement. Vous conviendrez avec moi et comme l’a dit un jour un des sénateurs du Kwilu que le jour où cette Province aura à sa tête un homme compétent, intègre, honnête, travailleur et ayant une vision, eh bien, elle décollera et pourrait  redevenir province pilote de la RDC comme à l’époque.

Car, a-t-il dit, avec ses potentialités  agricoles énormes, ses infrastructures, son vaste réseau d’écoles, ses richesses  en eau et forêt, etc. et une population active, la province est capable de beaucoup de choses. Ses ressortissants sont en mesure de relever les défis et de se tailler demain une place de choix dans le pays

C’est pourquoi, à notre avis, les députés provinciaux doivent opérer un choix correct, réfléchi et il y va de leur honneur  et de leur crédibilité.

Le Kwilu a besoin d’un Gouverneur de grand gabarit quel que soit sa provenance. Un homme qui a les deux pieds sur terre et à l’écoute de la population. Il doit être un vertébré, rompu, réservé mais efficace et non un apprenti. Il doit traîner derrière lui la compétence, l’intégrité, l’honnêteté, l’expérience, un cadre ayant une idée ou mieux une photographie réelle de la province pour pouvoir s’attaquer directement aux maux qui rongent la province.            Cette dernière n’a pas besoin pour le moment, face à cette compétitivité des provinces, des messieurs aux allures de délinquants, bavards n’ayant de considération pour personne, assoiffés d’argent pour se taper une résidence à la Gombe , Binza ou Limete à Kinshasa avec l’argent du contribuable du Kwilu et non son salaire et  ce, quel que soit son institution ou son secteur de provenance.

Ce n’est pas non plus parce qu’il provient de telle ou telle institution ou secteur en province ou de Kinshasa ou encore qu’il a œuvré un moment aux côtés d’une personnalité et sans pouvoir le connaitre en profondeur, le député est obligé de l’élire. Non.  L’expérience du passé, honorables députés provinciaux du Kwilu doit vous aguerrir et vous éclairer pour vous éviter de combats  comme c’est le cas avec l’ancienne administration du Kwilu.

Chacun de députés a le devoir de chercher des informations sur ces candidats dans leurs milieux de vie respectifs avant de les élire. Il ne sert à rien  de se soumettre au choix  du parti politique qui a présenté le candidat lorsque l’on sait que ce choix ne fera nullement avancer la province. Et les députés n’iront que de regrets en regrets pour le mauvais choix opéré.

C’est certain que l’argent pourrait couler à flots comme on l’a toujours entendu mais le choix de chacun de députés demeure capital : un cadre capable de bien administrer la province et de laisser des traces à l’instar de feu Leta-a-Mutund, Gouverneur du Kwilu de l’époque. Sans donc un examen approfondi  dans le choix à opérer par les députés provinciaux, il y a lieu de parier que la province continuera à tourner en rond. Les impôts et taxes versés par ses habitants ne profiteront qu’aux poches des dirigeants aux commandes de la province et ça sera la honte pour cette province pleine d’intelligences.

Frédéric Ipani

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