ESU : Le Synapat émet son avis  sur les salaires de l’Etat

Le vote de la loi des finances a bel et bien eu lieu au niveau de l’Assemblée nationale pour améliorer les conditions de vie des fonctionnaires de l’Etat en République démocratique du Congo.

A cet effet, le syndicat national du personnel administratif de l’enseignement supérieur et universitaire (Synapat) vient d’émettre son avis quant à ce.

Le syndicat a salué la mesure prise par le gouvernement de payer les salaires des agents de l’administration publique dès le mois de juillet 2017 au taux de 1425, 25 le dollar.

En même temps, le Synapat note que cette décision n’augmente pas les salaires.

Il s’agit d’une simple opération de réajustement de taux.

Le Synapat qui est bien en marche et concerné par cette mesure, s’est réuni pour analyser l’évolution de la situation salariale du personnel administratif de l’ESU.

Le constat est amer dès lors que les textes en vigueur en la matière ne sont pas respectés, à en croire des sources proches du Synapat.

L’on apprend que les équivalences prônées par feu le ministre Ndudi Ndudi Yi Buloko (193-1994) ne sont pas respectées.

Les quelques tentatives d’augmentation des salaires du personnel de l’ESU n’ont jamais tenu compte de ces dispositions.

Par exemple, à l’époque du ministre Lola Kisanga, la politique budgétaire en 2006 était axée sur la continuité des actions orientées vers la réduction de la pauvreté conformément au document final de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP : final) et à l’accession de la République démocratique du Congo au point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE).

C’est dans ce cadre qu’une commission conjointe avait été mise sur pied pour examiner les priorités assignées par le ministère de l’ESU et celui du budget.

Il s’agissait de la concrétisation de la promesse du gouvernement en faveur de l’ensemble du personnel de l’ESU, notamment, la budgétisation du salaire net du professeur ordinaire à 2100 dollars US  par mois.

Aussi, la fixation de la prime de fonction supérieur du directeur chef de service à la moitié de la prise de fonction académique et scientifique du professeur ordinaire, et la prise en compte de l’ensemble des catégories et, ce à tous les niveaux des grades et fonctions.

Cette mesure était mal appliquée sous le gouvernement Muzito avec le professeur Mashako Mamba à l’ESU.

En conséquence, il n y a que le corps professoral qui en tire  bénéfice.

Quant au directeur chef de service, le salaire n’est pas digne de son grade.

Répondant à une question de l’Observateur sur cette réalité, monsieur Raphael Kidimbu Mpese, secrétaire national du Synapat chargé de formation et mobilisation des cadres pense que le processus d’augmentation des salaires du personnel de l’ESU ne doit pas s’arrêter à une seule catégorie.

Par ailleurs, il espère que l’engagement du gouvernement en faveur de tout le personnel de l’ESU va continuer en respectant les équivalences.

Le projet de lois des finances exercice 2017 est chiffré à 11.301.710.431.036 FC.

Il devra subir des réaménagements avant d’être voté et transmis au chef de l’Etat pour promulgation.

Entre-temps, le Synapat continue son combat y compris dans le cadre des forces vives regroupant tout le personnel de l’ESU, à savoir les corps académique, scientifique et administratif.

Pathou Kinzala Nkuka

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