Infrastructures routières : Kinshasa se meurt. Foner, où es-tu ?

Les routes de Kin la Poubelle sont dans un état de dégradation avancé. Les nombreux appels à l’aide en direction de la ville comme du gouvernement central sont demeurés jusqu’ici sans écho. N’en déplaise au ministre des Infrastructures qui après sa dernière tournée d’inspection dans les quelques chantiers qui tournent encore n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction.

Sur le terrain cependant, le constat est plus qu’alarmant. Ce qui pousse les Kinoises et Kinois à s’interroger si leurs autorités sont réellement à l’écoute des populations ? Si tel était le cas, l’avenue de l’Université entre Kapela et le Rond-point Ngaba ne serait pas dans cet état. Même constat pour l’avenue Pierre Mulele et Libération entre l’arrêt Bambole et le marché de Selembao. Ne parlons pas de l’avenue Shaba à son croisement avec Ngiri-Ngiri, pareil pour les avenues Bokassa, Wangata, Route Mokali, Elengesa, bretelle de Matete, Kulumba à Kingabwa, la Route de Kisenso vers la Maternité etc. la liste est longue.

Puisque la ville et le gouvernement central se rejette la responsabilité. La question est celle de savoir que fait le FONER. (Fond d’entretien routier). Cette structure qui brasse des sommes importantes résultant de la perception des taxes pour l’entretien de nos route ? Que fait-elle de cet argent ? La question vaut la peine d’être posée au vu de l’état déplorable de nos routes.

Dans l’opinion, le Foner n’a jamais été à la hauteur des missions lui assignées lors de sa création. Elle est devenu une structure plutôt qui engraisse ses dirigeants au détriment des usagers de la route et particulièrement des populations. Quant à ces missions, dans la grande majorité de cas, elle n’intervient que quand le glissement de terrain, l’affaissement de la route ou encore sa détérioration a atteint des coûts importants. Cela permet dit-on à chaque intervenant de la longue chaîne de se retrouver.

Ainsi, quand un nid de poule prend naissance sur n’importe quelle route, personne ne s’en occupe parce qu’en terme  de profit ou de retombées ce quasi insignifiant. Dans l’entre-temps, des entreprises de transport telle que Transco et pourquoi pas New Transkin paient un lourd tribut en termes de casse. Les pannes de transmission, l’usure de pneumatiques conséquences du mauvais état de nos routes sont devenues fréquentes. Aggravant les charges de ces entreprises qui ne demandent qu’à rouler sur des routes  acceptables, synonyme de durabilité, pour l’ensemble de leur charroi.

 

De la nécessité d’un audit

Si l’on dit faire un bilan de l’action du Foner, le bilan ne pourrait être que négatif pour le commun des mortels. Le Foner ayant toujours brillé par son absence. Puisque le Foner continue à collecter des fonds résultant des taxes sans grand impact sur le terrain. L’Assemblée nationale  fait œuvre utile en interpellant les bonzes de cette structure pour qu’on sache le pourquoi des contre-performances du Foner sur terrain. La balle est dans le camp de l’Assemblée nationale.

Philippe Mbayi Wete

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