Intégration du cours de droit à la protection de l’enfant dans les facultés de droit : L’Unicef salue l’initiative prise par le Ministère de l’ESU

L’organisation des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) a salué l’initiative prise par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) en intégrant le cours de droit à la protection de l’enfant  comme matière commune et obligatoire dans les facultés de droit.

C’est du moins ce qu’on peut retenir du propos du Représentant de l’Unicef en charge de la protection de l’enfant, M. Innocent Bugandwa Zigabe tenu à l’occasion de la journée portes  ouvertes organisée le vendredi 21 avril 2017à l’Université Catholique du Congo (UCC) par la commission permanente des études avec l’appui de l’Unicef.

Cette initiative du Ministère de l’ESU, a indiqué le Représentant de l’Unicef, constitue une preuve évidente de l’engagement des autorités congolaises pour la promotion des enfants vivant sur le territoire congolais.

Il s’agit là d’un grand pas franchi dans le domaine de la promotion des droits des enfants. Toutefois, le Représentant de l’Unicef  a reconnu que la route est encore longue. Des étapes plus importantes restent à parcourir. On peut citer parmi elles, l’élaboration d’un cahier de charge du cours de droit de la protection des enfants, la formation des enseignants devant dispenser ce cours, la création d’une filière protection de l’enfant qui permettra d’étendre aux non juristes l’accès à une spécialisation dans le domaine de la protection des enfants. Il faut ajouter à ces activités, la dotation des facultés de droit en ouvrages en vue de faciliter les recherches et la production des travaux scientifiques et donc des savoirs typiquement congolais sur la protection de l’enfant.

Il a exhorté les étudiants, futurs juristes, à ne pas oublier les enfants vivant en République démocratique du Congo qui attendent que vous deveniez des acteurs de la promotion et de la protection de leurs droits. L’Unicef, a-t-il fait savoir, continuera à soutenir les engagements des étudiants en droit ainsi que les efforts du Ministère de l’ESU et du Conseil d’Administration des Universités, ceci dans la limite de ses ressources et de son mandat.

Pour le secrétaire permanent de la commission permanente des Etudes, M. Maurice TinguYaba    , il s’agit d’une journée d’évaluation pour voir comment ce cours a marché et est enseigné, évaluer l’effectivité de la loi sur la protection de l’enfant, les conditions de travail dans lesquelles travaillent les juges et les acteurs sociaux.

Cette journée portes ouvertes à laquelle étaient associés les activistes de droit pour exposer sur certains thèmes relatifs à cette problématique, a été présidée par le Ministre sortant de l’ESU, Steve Mbikayi. Celui-ci a dans son speech, rappelé la nécessité de cette journée de réflexion dont l’objectif est de doter les étudiants des notions de base en droit de la protection de l’enfant, de sensibiliser  les futurs juristes et les juges spécialisés sur les défis liés à la protection de l’enfant.

La loi portant protection de l’enfant a été promulguée par le chef de l’Etat en 2009. Huit ans après sa promulgation, elle souffre de plusieurs lacunes pour son application.  D’où le souhait des nombreux intervenants à cette journée de réflexion de voir le législateur la modifier  en vue d’améliorer les conditions de travail des juges pour enfants et d’hébergement des enfants en conflits avec la loi dans les centres pour une bonne intégration sociale.

Camus Kinkumi K.

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