Kongo-Central :  Le territoire de Luozi enregistre trois cas suspects de choléra        

C’est au village Bidi-Kindamba, dans le secteur de Mbanza-Mona, à environ 40 km du chef-lieu du territoire de Luozi, à l’Est de Matadi, que 3 cas suspects de choléra ont été découverts.

Il s’agit  d’un jeune homme de 23 ans et de deux adultes de sexe masculin, âgés de 32 ans pour le premier et de 35 pour le second.

La nouvelle a été annoncée vendredi par le médecin-directeur de l’Hôpital général de référence de Luozi.

Les victimes sont en isolement dans ce centre hospitalier où ils sont admis pour des soins appropriés, a déclaré le docteur Jules Basilwa, cité par Actualité.cd.

La situation pour l’heure est sous contrôle. La prise en charge des patients en état de déshydratation ne pose aucun problème, a-t-il ajouté.

Le Bureau central de la Zone de santé de Luozi a dépêché une équipe à Bidi-Kindamba, avec comme mission non seulement de s’enquérir de la situation mais aussi de proposer des pistes des solutions. D’où la sensibilisation de la communauté locale dans l’observance des règles d’hygiène. Ce n’est que de cette manière, pensent les responsables de la Zone de santé de Luozi, que l’on sera à même de contrecarrer la propagation de cette maladie réputée mortelle dans l’aire de santé de Bidi-Kindamba.

Informée de cette situation, la Division provinciale de la Santé du Kongo-Central a, de son coté, pris toutes les dispositions nécessaires en vue d’une intervention efficace.

Il faut dire que malgré l’élargissement de l’action du MSF intégrant un fort volet mobile lors de la déclaration officielle de cette épidémie à Kimpese, où on avait recensé quatre morts jusqu’au mois de juin,  le choléra est loin de quitter la province du Kongo-Central. D’où l’implication de toute la communauté pour bouter hors d’état de nuire cette maladie diarrhéique aiguë dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement.

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibriocholerae. Le choléra reste à l’échelle mondiale une menace pour la santé publique et un indicateur de l’absence d’équité et de l’insuffisance du développement social. Selon les estimations, il y a chaque année 1,3 à 4 millions de cas de choléra, et 21 000 à 143 000 décès dus à la maladie dans le monde.

Camus Kinkumi K.

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