La RD Congo, un bateau ivre ?

Plus de douze jours d’atermoiements depuis qu’Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles en Belgique. Entre le Gouvernent central, la famille biologique et le parti, les violons sont loin de s’accorder sur les modalités du retour de la dépouille mortelle du président de l’UDPS et  ancien Premier ministre au pays.

L’UDPS, par la voix de son secrétaire général Marc Kabund-a-Kabund, entend voir le gouvernement mieux le président de la République remplir certaines conditions dont la désignation d’un nouveau Premier ministre et surtout l’érection d’un mausolée au centre ville de la capitale en l’honneur du président de l’UDPS.

Du côté du gouvernement, on ne semble pas l’entendre de cette oreille. Pour le gouvernement, conditionner le retour de la dépouille mortelle du président Tshisekedi au pays serait tout simplement  indécent. Si l’on sait que les négociations du Centre interdiocésain qui devaient réconcilier les parties en présence à savoir : le Rassemblement, l’Opposition pro-dialogue, la Société civile et la Majorité, présidentielle pour une sortie de crise négociée n’ont pas abouti, ce qui explique la position de la CENCO qui a souhaité les voir reprendre après les obsèques de Tshisekedi, on a visiblement l’impression d’aller droit au blocage. Les acteurs politiques prenant tout leur  temps. Et pourtant la case Congo est au bord du précipice. Le pays va à vau-l’eau. Il y a nécessité que des correctifs et des mesures courageuses soient prises pour redresser la barre, laissant entendre les experts.

Le dernier rapport publié par la Banque mondiale sur la situation économique et financière de la RD Congo, le discours du président de la FEC Albert Yuma Mulimbi lors de la cérémonie de présentation des vœux, comme celui du président de l’ACB (Association congolaise des banques) ne disent rien d’autre que la situation du pays est préoccupante. Sont-ils entendus ? Certainement pas. Car à voir  les agissements des acteurs politiques de tout bord, le Congo aujourd’hui est pareil à un bateau ivre. Vers quels rivages se dirige-t-il ? L’avenir seul nous le dira.

Philippe Mbayi Wete

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