L’avenir de la Monusco enjeu : Une délégation de l’Onu en RDC

Une délégation des Nations unies séjourne en République démocratique du Congo (RDC). Menée par le Mauritanien El Ghassim Wane, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, cette  délégation est  composée d’une vingtaine de personnes,  des civils et des militaires. Elle va multiplier les rencontres jusqu’au 7 août pour redéfinir les contours de la Monusco, qui a vu son budget réduit de 8%.

Cette mission a deux missions. D »abord diplomatique, avec pour messages adressés au partenaire congolais au cours des entretiens : appel à l’application de l’accord politique du 31 décembre et à la tenue des élections. Le chef de la délégation onusienne l’a d’ailleurs dit mardi à la presse à l’issue d’une rencontre avec les autorités congolaises, selon RFI.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, apprend-on,   pose pour l’une des conditions à la stratégie de sortie de la Monusco, l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Mais face à la crise politique et économique actuelle en RDC, cette perspective ne semble pas pour demain.

Mais la délégation onusienne en RDC a également et surtout une mission technique. Selon la résolution de l’Onu renouvelant le mandat de la Monusco, elle doit vérifier si  » toutes les tâches prescrites, les priorités et les ressources sont toujours pertinentes « . Pour cela, la délégation rencontre toute sorte d’interlocuteurs, onusiens, congolais, civils ou militaires.

Comme quoi, l’on doit s’attendre à des coupes sèches qui, selon plusieurs hauts responsables onusiens cités par RFI, sont inévitables, dans un contexte de la révision à la baisse  du budget.

Mais  soucieuse de continuer à assurer la protection des populations civiles,  l’Onu ne fera pas des coupes n’importe comment ni n’importe où, étant donné que les populations civiles dans des régions encore en insécurité ont encore besoin de la présence des Casques bleus. Si bien que la fermeture de cinq bases dans  l’est du pays est loin d’être saluée par ces populations qui se disent abandonnées.

Cependant, pour la Monusco, en décidant  de fermer 5 de ses bases dans la partie orientale de la RDC, a pris toutes les dispositions pour devenir plus mobiles et surtout se montrer plus efficaces.

C’est d’ici au 30 septembre prochain que le secrétaire général  de l’Onu va remettre ses recommandations au Conseil de sécurité.

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