Lors d’une matinée politique mardi dernier :  L’Udps annonce la candidature de Félix Tshilombo à la présidentielle

L’Union pour la démocratie et le progrès sociale (UDPS), parti cher à Feu E. Tshisekedi était en matinée politique mardi dernier. Cérémonie au cours de laquelle ce parti a, non seulement proposé une courte transition sans Joseph Kabila Kabange, l’actuel chef de l’Etat, mais aussi annoncé officiellement la candidature de Félix Tshilombo Tshisekedi à la présidentielle. Il sied de noter qu’il s’agit là du candidat de l’Udps qui est membre d’une plateforme composée de plusieurs partis politiques dont le G7.

Une position qui devra vraisemblablement susciter beaucoup de remous dans cette méga plate forme, surtout si l’on sait que le G7 qui est membre au même titre que l’Udps ne jure que par la candidature de Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga aujourd’hui en exil.

D’autres candidatures, aussi bien de l’Udps que d’autres membres du Rassop ne sont pas à exclure. Et c’est ce fair-play qui passe pour le thermomètre par lequel jauger la démocratie tant à l’Udps en particulier qu’au Rassop en général. Cette multiplicité de candidats au sein de l’Udps et du Rassop, même si elle entre dans la droite ligne de l’exercice démocratique tel que c’est le cas dans les pays de vieilles démocraties comme les USA et la France où les primaires constituent une véritable compétition, c’est aussi l’occasion pour la plateforme  Majorité présidentielle qui, logiquement, doit être en train de regarder d’un œil de boa ce qui se fait de l’autre côté.

Félix Tshilombo, dont la candidature a été présentée par la base et qui devra faire face à d’autres challengers a également annoncé la tenue du congrès dans les tout prochains jours. C’est, croit-on,  au cours de ces assises que le véritable candidat, unique, de l’Udps devra être connu au cours de ces assises. De quoi se demander sur les rapports qui vont exister entre ceux qui aujourd’hui passent pour des amis sincères, à savoir Félix Tshilombo Tshisekedi et Moïse Katumbi Chapwe. C’est une chose. Une autre chose est de se demander si le chairman Moïse Katumbi Chapwe sera présent au pays pour battre campagne, si l’on sait qu’avant son départ en Europe pour motif de maladie, il était condamné à trois ans de prison dans l’affaire qui l’avait opposé au Grec Stoupis.

Pour rappel, lorsque le chef de l’Etat a nommé sur ordonnance Bruno Tshibala Nzenzhe, ordonnance abrogeant celle qui nommait Samy Badibanga, Premier ministre, il s’en  est suivi une dissidence au Rassop, de telle sorte qu’aujourd’hui on parle du Rassop de Kasa-Vubu avec à la tête Joseph Olengankoy et du Rassop Limete avec Félix Tshilombo Tshisekedi.

Pour l’heure c’est la spéculation, car il faut qu’on arrive d’abord au 31 décembre et qu’on fasse le constat que les élections n’ont pas été organisées selon l’esprit et la lettre de l’accord de la Saint Sylvestre. Par rapport à plusieurs questionnements des Congolais quant à ce qui va arriver ce jour-là, Lambert Mende qui s’exprimait hier devant la presse a tranché :  » tout est prévu par la Constitution « , une façon de reconnaître que Kabila ne pourra faire remise-reprise qu’avec le chef de l’Etat élu à la suite de l’élection qui se sera organisée.

Magister Baseke.

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