Matérialisation du projet Grand Inga : L’UA et la BAD disposées à appuyer la RDC

La Commission de l’Union africaine (UA) et la Banque africaine de développement (BAD) viennent de réaffirmer leur détermination à appuyer la RDC dans la matérialisation de son projet de barrage hydroélectrique de Grand Inga. Cet engagement de deux institutions africaines a été confirmé au terme d’un atelier qui s’est tenu dernièrement  à Kinshasa sous les auspices de l’Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga (A.D .P.I), la Commission de l’Union africaine (CUA) et la Banque africaine de développement (BAD). Le Grand Inga a pour objectif l’électrification abondante et bon marché d’une bonne partie du continent africain, grâce à son potentiel hydroélectrique évalué à près de 44.600 MW.

 

L’atelier dont il est question s’est tenu à Kinshasa à la fin du mois de juillet et a eu pour but de faire le point sur l’avancement du projet et de fournir à la CUA et à la BAD des éléments pour leurs interventions respectives et la promotion du projet. Cette rencontre faisait suite à la réunion de concertation qui s’était tenue auparavant à Addis- Abeba  en date du 11 mai  2017 conformément à l’une des recommandations de la 10 ème session de la Commission mixte entre la RDC et la République sud-africaine (RSA) relative à la mise en œuvre du projet de Grand Inga.

Au terme de leurs échanges qui ont porté sur  des points principaux tels que la politique énergétique de la RDC, les questions relatives au développement de ce projet sur les plans institutionnel, technique, commercial, juridique, financier, environnemental et social, les délégués de la CUA et de la BAD ont tenu à lever tout doute sur leur engagement. Il s’agissait pour eux de clarifier leur position alors que nous nous approchons à grands pas de la désignation du développeur et qu’ici et là, des voix discordantes se font entendre sur l’avenir de cet important projet intégrateur, et que certains expriment même des inquiétudes quant à sa mise en œuvre.

Pour la CUA, le  Grand Inga est un projet phare de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Par conséquent, cette haute institution africaine est déterminée à  apporter à la RDC son appui pour la concrétisation de cet investissement. Pour ce, la CUA va concentrer ses efforts dans le domaine de renforcement des capacités des cadres et agents de l’ADPI et dans la promotion du projet auprès de tous les partenaires du développement intéressés par ledit projet.

A ce stade du projet, la BAD qui est reconnue comme leader financier à cause de  ses nombreuses dépenses,  a réitéré sa disponibilité et son engagement à accompagner la RDC dans la préparation et la mise en œuvre effective de ce grand chantier hydroélectrique. La CUA justifie sa position par le fait que ce projet est prioritaire, régional et intégrateur.

A cause de l’importance combien capitale du Grand Inga pour le développement de l’Afrique, les participants à l’atelier de Kinshasa ont reconnu son utilité majeure, raison pour laquelle ils ont recommandé la tenue des réunions périodiques d’information rassemblant toutes les parties prenantes au projet partout où cela est nécessaire.

Cependant, les Congolais, qui souffrent terriblement de déficit du courant électrique dans leurs ménages, expriment des craintes par rapport au risque que court l’orientation du projet Grand Inga dont les concepteurs ont tendance à privilégier la desserte du continent au détriment des premiers bénéficiaires qu’ils  devraient être. A ce point, les responsables de l’ADPI qui sont tous des congolais doivent être vigilants pour ne pas mécontenter leurs compatriotes qui attendent beaucoup de ce projet pour l’amélioration sensible de leur desserte en énergie électrique dont le taux n’atteint pas aujourd’hui les 40% alors qu’avec une exploitation efficiente du seul barrage d’Inga I, la ville de Kinshasa aurait dû être éclairée totalement 24 heures sur 24 heures sans connaître les fameux délestages  qui la frappent  de plain-pied.

Rombaut  Ot      

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