Menace de grève à l’ESU : Stève Mbikayi apaise les esprits

La semaine dernière, les professeurs de l’Enseignement supérieur et universitaire sont montés au créneau pour faire entendre leur voix, menaçant d’aller en grève car leurs salaires n’ont aucun rapport avec le pouvoir d’achat, et ce, avec la descente aux enfers du franc congolais face aux devises étrangères. Non sans indiquer que si rien ne fait, ils vont en grève, grève qui aura une incidence négative sur l’année  académique qui va se terminera en eau de boudin, sans session.

Devant cet état de choses, le ministre qui a en charge l’Enseignement supérieur et universitaire, Stève Mbikayi, n’a pas voulu voir la situation empirer. C’est ainsi que le week-end dernier, il  a joué au sapeur-pompier en recevant une délégation des professeurs à qui il a promis qu’il va s’impliquer personnellement pour sauver ce qui peut-être sauvé.

A en croire des sources concordantes, le message du n°1 a été capté 5 sur 5 par ses interlocuteurs qui ont promis qu’ils vont appliquer le fameux principe :  » wait and see « . De quoi espérer que Stève Mbikayi devra poser ce problème combien crucial à la prochaine réunion du gouvernement. Ce sera donc de la réaction de l’exécutif national que dépendra le sort de l’académique 2016-2017.

 

Les enseignants de l’EPSP aussi

Cette situation qui fait qu’il y ait des étincelles dans l’air à l’ESU concerne également, non seulement les enseignants du primaire et du secondaire, mais aussi les agents et fonctionnaires de l’Etat. Toutes ces menaces sont consécutives à la promesse faite par le Premier ministre Bruno Tshibala après l’investiture de son équipe par l’Assemblée nationale. En effet, Bruno Tshibala avait  promis, la main sur le cœur, non qu’il augmentera les salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, mais qu’il devrait réajuster les salaires par rapport au taux du dollar qui, le jour de sa promesse équivalait à 1450 FC. Et ce,  à partir du mois de juillet.

Aujourd’hui que le dollar se change à 165, il est tout à fait inhumain de payer les agents, fonctionnaires et enseignants au taux laissé par Matata Ponyo, à savoir 92.000 FC/le dollar

La rentrée scolaire, c’est dans un mois et demi.  Les enseignants qui se sont exprimés devant L’Observateur ne jurent que par la grève au cas où rien ne serait pas fait jusqu’à la fin  du mois d’août L’occasion pour eux de rappeler que cette grève qu’ils projettent ne sera pas la première du genre L’on se souviendra qu’en 2008, pour exiger l’application du fameux barème de Mbudi, les enseignants ont observé une grève qui a duré tout le mois de septembre et début octobre, au point qu’il s’en était fallu de peu pour que cette année scolaire fût  déclarée blanche selon les exigences de l’Unesco. Il ne faut pas que des situations de ce genre se répètent dans un grand pays comme la RD Congo, scandale géologique, mais paradoxalement géant aux pieds d’argile. A signaler aussi que c’est à cette occasion que beaucoup de soi-disant syndicalistes, à savoir ceux qui ont de syndicat que leurs mallettes font des va-et-vient dans leurs couloirs des cabinets des autorités pour tripatouiller les desiderata des enseignants et désamorcer la grève.

Magister Baseke

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