Multiplication d’évasions dans des prisons en RDC : Un danger potentiel pour la sécurité des paisibles populations

Evasions spectaculaires et en cascade dans des prisons en RDC. A quoi rime cette vague s’interroge plus d’un congolais ? Est-ce à cause du mauvais état des milieux carcéraux, dont certains datent de l’époque coloniale et ne correspondent plus aux normes, ce qui n’est d’ailleurs un secret pour personne, où la faute aux agents commis à la sécurisation de ces prisons. Une certaine opinion va même plus loin, dans sa réflexion, estimant que ces évasions pouvaient avoir des liens avec le climat politique qui prévaut au pays.

C’est autant d’hypothèses mieux de questions dont on ne saurait répondre avec exactitude. Toujours est-il que ce soit les cas d’évasions dans la ville de Kinshasa, ou dans des provinces, ce phénomène suscite beaucoup d’inquiétude dans le chef des populations, sur le plan sécuritaire.

Cette situation insécuritaire  se vit déjà à Kinshasa, où loin de se réinsérer dans la société, ces fugitifs ont renoué avec leurs vieux amours en s’organisant en gang, sur base des liens que ces malfrats ont pu tisser lorsqu’ils étaient ensemble, en prison.

Leurs actions sont devenues fréquentes, surtout dans des quartiers périphériques de Kinshasa. Sans se gêner, ils opèrent même en pleine journée au vu et au su de tout le monde, sachant que la population n’a pas le courage de réagir, craignant de se faire agresser.

En pareille circonstance, le salut devrait, en principe, venir de la police mais à ce qui nous semble, elle-même se trouverait désemparée. Ou craignant elle-même pour sa propre sécurité. C’est le constat fait généralement lorsque l’on fait appel, pendant une attaque nocturne, d’un domicile. Au téléphone, la centrale de la police avance un tas de question pour justifier son inactivité. Des questions du genre quel est le nombre de ces malfrats et quel type d’armes ont-ils. Comment, en pareille situation, une personne ou une famille agressée pourrait-il fournir tous ces détails, préférant elle (police) aussi prendre ses distances, comme c’est le cas de vulgaires citoyens qui s’enfermeraient, à domicile, à double tours.

Aussi plutôt que de remplir convenablement, sa noble mission, qui est celle de protéger les personnes et leurs biens, cette police prend plutôt, le plaisir de procéder à des tracasseries et à des exactions arbitraires dans ce contexte, nous pouvons citer le cas de la chasse aux jeunes dont la coupe de cheveux serait, pour le moins bizarre. Mais est-ce là une infraction ?

Pourtant pour ce faux délit des fortes amandes allant de cent à deux cents milles FC sont exigées pour prétendre obtenir la libération du proche parent qui serait pris dans le filet de la police pour ce cas.

C’est autant dire que la population ne sait plus à quel saint se fier. D’où cet éveil de défense populaire qui s’observe présentement dans les quartiers où des jeunes s’organisent en patrouilleurs pour assurer leur propre sécurité. Et gare à celui qui sera pris en flagrance et dont le supplice du collier sera son lot. Ce qui est un acte illégal.

Maurice Bakeba.

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