Pendant que la RDC se perd en conjectures, Les pays voisins se lancent dans l’offensive économique

Le malheur des uns, font le bonheur des autres, dit un adage du reste millénaire. C’est ce que nous pouvons dire, avec la situation qui prévaut en République démocratique du Congo (RDC) avec ce que ce pays connait  ces derniers jours au regard du comportement qu’affiche sa classe politique, incapable de débloquer la situation politique de l’heure.

Laquelle situation ne demande rien d’autre que les violons s’accordent autour de la mise en œuvre de l’Accord issue du dialogue inclusif signé par les parties prenantes le 31 décembre 2016. L’accord qui a pour fondement la gestion de la période pré-électorale qui, en principe court jusqu’en fin décembre 2017.

Mais suite à cette insouciance qui caractérise la classe politique, il s’en suit des répercutions négatives. Le vécu quotidien étant ainsi devenu incertain pour plus d’un Congolais. En d’autre terme, une telle attitude pouvait s’appeler de la distraction, qui fort malheureusement tire le pays vers le bas. Et, c’est son développement, dans l’ensemble, qui est mis en cause.

Entre-temps, les pays voisins, plus avisés, tel que le Rwanda tire des leçons de ce qui se passe à côté, chez le voisin pour se lancer au contraire, dans une offensive économique, en exploitant les faiblesses constatés chez ses voisins immédiats. L’objectif visé, consiste à booster le marché  sous-régional.

Pas  question de dormir sur ses lauriers pour le Rwanda, indique  » La Tribune Afrique  » qui note dans sa livraison qu’après avoir engagé de nombreux chantiers pour son développement, le Rwanda veut doper ses exportations. Sa piste : le marché sous-régional. Un plan pour la construction de nouveaux marchés équipés au niveau des frontières rwandaises vient d’être lancé dans  ce sens.

Les travaux ont effectivement lancés pour l’un d’eux. Il s’agit du marché de Rubavu, au niveau de la frontière avec la RDC. Selon la même source, les travaux ont avancé à  10 %. Pour un budget global de 2,6 millions de dollars, l’espace abritera notamment des chambres froides pour les produits périssables, des magasins et des entrepôts, des épiceries, ainsi qu’un centre, pour enfants, destiné aux commerçantes ayant des enfants  à bas âges.

Il est indiqué que la priorité est ainsi donné à ce marché, car le marché congolais représente encore un énorme manque à gagner pour le Rwanda qui voit y expédier 74,7 % de ses exportations  informelle transfrontalières.

Dans ce même contexte, les fonds pour trois autres projets ont déjà été sécurisés et les travaux devraient démarrer dès août prochain. Il s’agit d’un deuxième marché au niveau de la frontière avec la RDC, Nyamasheke, un autre à la frontière avec l’Ouganda à Kagitumba et celui de la frontière avec la Tanzanie à Rusumo. Des marchés qui seront aussi équipés, à l’instar de celui de Rubavu.

Pour Kigali, cette politique de proximité permettra aux « clients de la sous-région d’obtenir des marchandises à la frontière au lieu de voyager à l’intérieur du pays pour les obtenir des usines ou des coopératives. Cela permettra également de réduire les coûts opérationnels « .

Voilà un modèle managérial qui devrait  inciter la classe politique congolaise qui loin de créer des richesses verse beaucoup plus dans la gabegie et l’impéritie, deux vecteurs qui ne contribuent pas au développement du pays. Lufu un marché transfrontalier, entre l’Angola et la RDC, dans la province du Kongo Central, peut s’inscrire dans le même contexte, sauf que celui-ci nécessite encore un requadrage de ses services formels et informels,  qui y ont instauré un système, surtout du côté congolais qui ne favorise pas les opérations.

Pour tout dire, le Rwanda profite du désordre qui règne en RDC, pour consolider son économie et accélérer son développement.

Maurice B 

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