Pour les prochaines échéances, le Synapat placé en ordre de bataille dans l’administration publique

L’administration publique en République démocratique du Congo est un secteur où il y a à boire et à manger surtout lorsque l’on sait qu’il y a des grandes réformes à opérer.

Le Syndicat national du personnel administratif technique et ouvrier de l’enseignement supérieur et universitaire (Synapat) vient de procéder à de nouvelles nominations en vue de la redynamisation du syndicat de l’administration publique.

En effet, ce syndicat qui défend la cause des travailleurs de l’Etat se bat pour le respect des textes notamment le fameux problème  de l’équivalence des salaires.

Tenez, selon les explications nous fournies, un directeur chef de service et un professeur ordinaire ont un grand écart en ce qui concerne le salaire ; ils ont certes la même base salariale, mais l’équivalence n’est pas respectée au niveau des primes institutionnelles.

 » Un chef de service devait en principe gagner la moitié de ce que touche un professeur ordinaire, ce qui n’est toujours pas le cas chez nous « , a laissé entendre un agent de l’Etat qui a requis l’anonymat. Pour lui, il y a bel et bien un problème d’écart des salaires.

A cet effet, il est donc de la responsabilité de ceux qui ont en charge les agents de l’Etat, à savoir le ministère de la fonction publique de s’impliquer davantage pour donner une vie meilleure à tous les Congolais employés dans l’administration.

Lors de sa prise de fonction, le ministre sortant de la Fonction publique, le professeur Bongongo avait annoncé de grandes réformes dans ce secteur de la fonction publique un secteur qui suscite beaucoup de débats et échanges entre Congolais, mais hélas, espérons que son successeur qui sera connu dans la prochaine équipe gouvernementale en tiendra compte pour améliorer tant soit peu les conditions de vie des Congolais qui sont restés précaires depuis des décennies.

Pour les prochaines échéances, le Synapat s’est dit prêt à s’enquérir du problème général pour le bien-être des administratifs.

A en croire certains administratifs, les textes qui régissent l’enseignement supérieur et universitaire en République démocratique du Congo en matière de salaire ne sont pas respectés ; d’où le combat de Synapat qui tient à revendiquer à qui de droit le problème de restructuration de l’administration publique.

Le secrétaire général Basa Grégoire a procédé à des nominations des secrétaires nationaux dont Kidimbu Raphaël comme chargé de formation et mobilisation des cadres, Djimanja Omalokoho comme chargé de relations extérieures etc.

Il sied de souligner que ceux qui ont été nommés sont des gens qui dirigent déjà des syndicats dans leurs entités respectives. Cela prouve à suffisance qu’ils ont la maitrise du fonctionnement de l’appareil administratif de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Pour le Synapat, les jours à venir seront décisifs dans le combat pour la défense des intérêts du personnel administratif de l’ESU par rapport aux textes qui les régissent.

Pathou Kinzala Nkuka

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