Problématique du rapatriement du corps d’E. Tshisekedi : Relance des contacts pour un accord

Sept mois et 14 jours depuis que le leader de l’UDPS et président consensuel du Comité national du suivi de l’accord (CNSA) est décédé dans une clinique de Bruxelles. Après près de trois mois de silence qui ont suivi les contextes entre le gouvernement, la famille biologique et la famille politique du défunt, les contacts viennent à en croire certains sources généralement bien informées, d’être relancés en vue du rapatriement du corps de l’illustre disparu.

 

L’on se souviendra que juste après la mort constatée d’Etienne Tshisekedi à Bruxelles, les Congolais ont assisté à ce qu’il convient bien d’appeler, à juste titre, de théâtre, ou encore dialogue des sourds entre les protagonistes. Surtout quat au lieu d’inhumation. L’Udps et la famille politique de Tshisekedi voulant que Tshisekedi soit inhumé au siège du parti, 11ème rue Limete/résidentiel dans un mausolée érigé e son honneur, le gouvernement  qui se voulait respectueux des lois du pays en cette matière ne l’entendant pas de cette oreille. Jusqu’au moment où, la famille biologique ayant été convaincue par le gouvernement pour l’inhumation au Cimetière de la Gombe, sur un carré de 5 m², tout  a basculé, à cause de la base de l’Udps qui n’a pas hésité d’évoquer la profanation de son leader.

Ce temps mort passé, ce dossier a refait surface, avec un accord soi-disant déjà signé entre les trois parties, accord dont les clauses stipulaient entre autres : que le gouvernement devait prendre en charge les obsèques ; que les frais de rapatriement étaient à la charge du gouvernement ; que la veillée mortuaire se ferait au Palais du peuple, que l’inhumation devait se faire dans la commune de la N’Sele, sur la banlieue à 60 km du centre ville, dans la parcelle familiale.

A en croire les informations en notre possession, sur ce document où les deux parties, famille biologique et l’Udps avait apposé leur signatures, celle de la partie gouvernement faisait défaut.

Mais il y a en ce cri de cœur de la veuve, Marthe Kasalu, qui s’est exprimée à partir de Bruxelles à travers la chaîne TV5 Monde. Marthe Kasalu qui en a appelé, non seulement à l’intervention des chefs d’Etat d’Afrique et du monde, mais aussi à leurs épouses à qui elle demandait de se mettre à sa place pour ressentir ce qu’elle ressent depuis plusieurs mois.

Il sied de signaler qu’en tant que Bantu en général et Baluba en particulier, certaines us et coutumes doivent être observées par la veuve, sinon…

 

Après le gel, le dégel

Ce cri du cœur de la veuve semble avoir porté ses fruits car ce dossier est de nouveau au centre des préoccupations. De quoi reconnaître  qu’après le gel, c’est le dégel. Une commission doit désormais être mise sur pied pour évaluer les frais quant à l’avion qui doit ramener la dépouille mortelle, les membres de la famille ; les Congolais de la diaspora, les ferais d’enterrement…

A en croire la source qui a donné ces informations, si un accord est trouvé et le protocole d’accord signé, il y a fort à parier qu’on ne pourra pas dépasser la première quinzaine du mois de septembre prochain sans que la dépouille du sphinx de Limete ne soit rapatriée.

Toutefois, il y a lieu de noter si Ariel Sharon, leader israélien peut figurer dans le livre RECORDS pour avoir  passé un peu plus de quatre ans dans le coma ; Etienne Tshisekedi pourra aussi y  figurer car jusqu’à cette date, il reste, sauf erreur de notre part, le seul homme dont la dépouille ait passé plus de sept mois sans être enterré. Il est cependant regrettable que certains compatriotes continuent à croire que Tshisekedi mort est aussi dangereux que Tshisekedi vivant. L’avenir nous en dire long.

Magister Baseke

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