Processus électoral : La population décrie la lenteur et  l’amateurisme des agents électoraux

Après le lancement officiel de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs dans les quatre communes pilotes, la Commission électorale nationale  indépendante (CENI) couvre aujourd’hui toutes les communes de Kinshasa. Les kits électoraux étaient déployés en fonction de la densité de la population de telle ou telle autre commune: c’est le cas du district de la Tshangu où un responsable de la CENI nous renseigne qu’on va ouvrir avec beaucoup de machines.  » Nous avons les statistiques des centres à une machine, des centres à deux machines. Ça tient compte de la densité. Les machines sont affectées proportionnellement à la densité prévue par la CENI à un rayon donné. », a-t-il fait savoir.

En dépit de l’engouement que connait cette ‘opération,  les  requérants sont obligés de passer une  journée entière devant les salles  d’inscription pour obtenir leurs  cartes d’électeurs. La population s’en plaint.

Elle décrie la lenteur et  l’amateurisme des agents électoraux qui  semblent ne pas bien maîtriser les  outils informatiques mis à leur  disposition. Il se pose aussi le  problème d’insuffisance des  ordinateurs dans les bureaux où on ne  trouve que deux machines dans un  seul bureau pour enrôler les gens.  Cela est inadmissible car il y a des personnes vulnérables, de  troisième âge qui doivent aussi être enrôlés mais il faut prendre  beaucoup de temps, s’est exclamé un  requérant qui a fait trois jours  pour enfin obtenir sa carte.

Cette situation est constatée le jour  du lancement et aussi au  deuxième jour de l’opération dans  certains centres dans les communes de  Barumbu et Kinshasa.  Des personnes venues le matin sont  servies l’après-midi ou le soir.  Avec un peu de chance, on passe moins  d’une heure à attendre. Ceux qui  arrivent très tôt reçoivent les premiers jetons et sont servis dans  les minutes qui suivent.

En revanche, ceux qui arrivent après 9  heures, doivent être patients. Ils sont parfois obligés d’attendre  jusqu’au soir pour être servis  voire dresser des listes  pour le jour suivant, relatent les  requérants.

Des sources concordantes renseignent que certains centres n’ont pas  démarré le jour prévu et pourront  l’être dans deux ou trois jours pour  des raisons notamment d’ordre  logistique car  la plupart de ces  centres d’enrôlement fonctionnent  dans l’enceinte des écoles où les  cours se déroulent normalement.

Face à de longues files devant ces  écoles, les requérants sont obligés d’attendre jusqu’à la fin des  cours pour voir l’opération se dérouler  sans encombres et également les  responsables de ces établissements ont  été obligés de libérer certaines  salles de classe pour permettre à la  Centrale électorale d’installer ses bureaux d’enrôlement.

La Commission électorale nationale  indépendante (CENI) entend enrôler  plus de quatre millions d’électeurs  au terme de ces opérations qui  vont durer trois mois. Pour ce faire, il est prévu l’ouverture de 969 centres d’inscription, a-t-on appris de sources de la CENI.

Camus Kinkumi K.

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