RASSOP : Le conclave de tous les enjeux

Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (RASSOP), cette plateforme de l’Opposition née à Genval (Belgique) sous le leadership de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’UDPS vient de totaliser une année d’existence. Après la mort du Sphinx, cette importante frange de l’opposition traverse un moment trouble caractérisé par une scission en deux ailes dont celle restée fidèle à son initiateur et pilotée par le tandem Félix Tshilombo ( président)- Pierre Lumbi (président du   Conseil des sages) et l’autre considérée comme dissidente dirigée par Joseph Olenghankoy. Au regard des enjeux de l’heure, l’aile Tshisekedi-Lumbi a décidé d’organiser, dans les semaines à venir, un conclave considéré comme historique, parce que ça sera la plus grande réunion après la disparition de son fondateur.

Selon un membre influent de cette structure, ces assises se tiendront après les obsèques du défunt président de l’UDPS qui vont avoir lieu sous peu. A ce propos, l’ancien porte-parole du Sphinx de Limete a laissé entendre que l’Etat congolais a trouvé un compromis avec la famille politique et biologique du défunt pour des obsèques dignes à l’illustre disparu. Il est très regrettable qu’on ait perdu  inutilement beaucoup de temps pour si peu. Certains analystes se posent la question de savoir lequel de ces deux cadres,  la concession familiale dans la périphérie de Kinshasa et le cimetière de la Gombe est plus attractif pour servir de lieu de sépulture pour un si grand homme d’Etat que fut Tshitshi?

Pour revenir au Conclave projeté par l’aile la plus crédible du Rassemblement, avant même le début de la rencontre, M ; Mukonkole de l’UDA originelle a laissé entendre que le  RASSOP n’est plus désormais intéressé par l’entrée de ses membres au gouvernement ni au Comité national du suivi de l’Accord du 31 décembre. Les  » Rassopards « , a-t-il indiqué sont plus intéressés par l’organisation des élections qui doivent se tenir au plus tard le 31 décembre de cette année. Il n’est plus question d’accepter un autre glissement après ce délai, a-t-il martelé.

Si telle est réellement la vraie position de cette méga plate-forme, nous ne pouvons que la saluer de deux mains parce que l’implosion qu’elle a connue est née de la boulimie du pouvoir de certains opportunistes qui l’avaient infiltrée. Ces opportunistes, conscients du fait qu’ils étaient des nains politiques, sans aucune base pouvant leur assurer des voix même aux législatives, ne souhaitaient en fait que des conciliabules dans le but d’entrer au gouvernement. Si donc le RASSOP est déterminé aujourd’hui de ne plus se laisser distraire par le partage des postes, c’est un virage à 180% qui va débloquer l’impasse politique que le pays connaît. Suite à cette prise de position qui sera officialisée après le conclave, les choses vont sans doute aller vite et la CENI sera sous pression pour publier le calendrier électoral que tous les Congolais attendent de tous leurs vœux.

Cependant, les analystes sont d’avis, au regard de la lenteur des opérateurs de saisie de la CENI, que la centrale électorale est en train de jouer une partition aux conséquences imprévisibles parce que tout semble indiquer qu’au 31 juillet elle n’aura pas fini avec l’enrôlement des électeurs. La conséquence est que la répartition des sièges ne sera pas faite au moment souhaité et la suite du processus sera perturbée. Corneille Nangaa et son équipe sont-ils conscients de la gravité de la situation chaotique qu’ils veulent créer dans le pays ? Les patriotes pensent que rien n’est encore tard et que la CENI a tout le temps de changer de fusil d’épaule.

Rombaut  Ot                

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