Santé : La distribution des jetons pour la moustiquaire imprégnée se poursuit à Kinshasa

La distribution des jetons en vue de l’obtention des moustiquaires imprégnées dans la ville de Kinshasa continue son bonhomme de chemin.

Contrairement aux années antérieures, les populations de la métropole congolaise semblent être en harmonie avec ceux qui ont en charge cette tâche. En effet, une mauvaise campagne a été lancée par des ennemis de ce pays pour inciter la population à ne pas recevoir ces moustiquaires imprégnées sous prétexte qu’elles étaient empoisonnées.

Aujourd’hui, les gens ont compris et tous se bousculent pour posséder ce jeton et pourquoi pas être le premier lors de la distribution dans des sites bien appropriés. C’est donc de cette manière que nous allons tant soit peu réduire le taux de mortalité dû à la malaria surtout chez les enfants de moins de 5 ans. En effet, le paludisme ou la malaria  est endémique en République démocratique du Congo.

Pour éradiquer ce fléau, le gouvernement congolais s’est engagé d’organiser chaque année des campagnes de distribution gratuite des moustiquaires imprégné d’insecticide à longue durée d’action  sur toute l’étendue du territoire national. Il n’est un secret pour personne aujourd’hui que le paludisme ou la malaria tue chaque année   environ 584 000 personnes et touche particulièrement les enfants de moins de cinq ans.

Environ 90 % des décès liés au paludisme surviennent en Afrique subsaharienne, où un enfant meurt, en moyenne, du paludisme presque chaque minute, selon des études menées en 2013.

Il sied de rappeler que la moitié de la population mondiale vit dans des zones de paludisme à risque et environ 207 millions de personnes sont contaminées chaque année.

Six pays d’Afrique subsaharienne,  le Nigéria, la République démocratique du Congo, la Tanzanie, l’Ouganda, le Mozambique et la Côte d’Ivoire  totalisent 103 millions de cas de paludisme par an, soit 47% du total mondial.

Deux de ces pays, le Nigeria et la République démocratique du Congo, totalisent à eux seuls 40% des cas de paludisme répertoriés dans le monde.

C’est ici l’occasion de souhaiter la bienvenue au vaccin  RTS,S qui  a été élaboré pour prévenir le paludisme provoqué par le parasite Plasmodium falciparum, dont la prévalence est la plus importante en Afrique subsaharienne.

Dans les régions où le fléau du paludisme sévit davantage, plus de 6 000 cas d’accès palustres ont été évités par tranche de 1 000 enfants vaccinés durant la période de l’étude avec ce vaccin.

L’efficacité de RTS,S a été évaluée en complément des mesures existantes de contrôle du paludisme comme les moustiquaires imprégnées d’insecticide utilisées par environ 80 % des enfants et des nourrissons au cours de l’essai.

RTS S a pour objectif d’induire une réponse du système immunitaire contre le Plasmodium falciparum quand il entre dans la circulation sanguine de l’hôte humain ou lorsque le parasite infecte les cellules hépatiques.

Il est conçu pour empêcher le parasite d’infecter le foie, de s’y développer et de s’y multiplier, suite à quoi il reviendrait dans la circulation sanguine et infecterait les globules rouges, induisant les symptômes de la maladie.

RTS,S est le vaccin candidat antipaludique dont le développement est le plus avancé dans le monde. Il a été créé en 1987 par des scientifiques. Les premiers développements cliniques ont été réalisés en collaboration avec le Walter Reed Army Institute for Research.

PK N

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