Sécheresse financière dans les écoles : Psychose du 19 décembre, cause du non-paiement des frais scolaires

Les écoles de la RDC en général et de Kinshasa en particulier sont en train de connaître une sécheresse qui ne dit pas son nom, et ce, depuis la rentrée du 5 septembre dernier. A la base de cette situation, la psychose relative à la date du 19 décembre, date que certains compatriotes considèrent comme celle devant marquer la fin du monde, où tout devra s’arrêter car ils pensent qu’ils n’obtiendront pas ce qu’ils cherchent.

C’est donc cette psychose qui pousse les enfants et leurs parents à la prudence en préférant appliquer le  » Wait and see « , entendez par là attendre et voir ce qui va se passer à cette date fatidique, date pourtant au sujet de laquelle Lambert Mende et son compère Justin Bitakwira rassurent leurs compatriotes :  » Le ciel ne tombera pas sur nos têtes « .

Mais, en attendant que cette date révèle ses secrets, les écoles sont en train de broyer du noir. Tout est sur le point de s’arrêter pour ne pas dire que tout s’est effectivement arrêté. On ne voit plus de file du côté des caisses des écoles, et pire est qu’il faut que le Saint Esprit touche un rare parent pour qu’il passe à l’école et paye pour son enfant ou que ce dernier paye lui-même. Cette situation est observée aussi bien dans les écoles publiques que privées, qu’il s’agisse des écoles de première classe ou de seconde zone.

La situation a tellement empiré qu’à la fin de la journée il est pratiquement impossible de remettre ne fût-ce que 1.000 FC à l’enseignant pour lui permettre de rentrer chez-lui et répondre présent au travail le lendemain, même s’il a passé la journée à jeun. Or, tous les enseignants ne payant pas qu’un transport pour atteindre l’école, il y en a qui en payent deux, voire trois. C’est ainsi qu’il  n’est pas exclu de voir l’enseignant atteindre   l’école la mort dans l’âme, épuisé avant de prendre du service. Que peut-on attendre d’un tel enseignant considéré comme le médecin des enfants, groupe vulnérable ?

 

Le gouvernement, autre obstacle

Depuis la rentrée  scolaire du 5 septembre dernier, les écoles ‘ont pas que la psychose liée de la date du 19 décembre comme ennemi, il y a aussi le gouvernement, l’Hôtel de Ville qui, par leurs arrêtés, ont instruit qu’aucun enfant ne soit chassé pour non-paiement des frais scolaires. Et pourtant, tout le monde sait que les écoles ne perçoivent plus les frais PURSS quant à leur fonctionnement.

Et le salaire payé à un enseignant moye aujourd’hui vaut beaucoup moins que la bourse d’étude qu’un étudiant de l’ESU touchait il y a environ deux décennies et demie, un salaire ne lui permettant pas de louer une maison type deux chambres + salon quand bien même il aurait dix enfants. Que faire alors pour renflouer les caisses des écoles en vue d’un fonctionnement normal, surtout qu’après le 19 décembre, ce sont les vacances de Noël et les parents qui  auront ainsi attendue se trouveront, au retour de ces vacances, devant un océan à boire, à savoir, payer les frais des deux trimestres à la fin. Ce qui n’est pas du tout envisageable pour ces parents qui sont pour la plupart, des gagne-petit

Magister Baseke.

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