Un accord a enfin été trouvé : Tshisekedi sera enterré dans une concession familiale à N’sele

Finalement c’est dans une concession familiale à Nsele, à la périphérie de Kinshasa qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba sera inhumé. Le gouvernement congolais, l’UDPS et la famille biologique d’Étienne Tshisekedi sont enfin parvenus à un accord notamment sur les lieux d’enterrement du défunt opposant historique et de l’exposition de sa dépouille pour un hommage national digne de son rang. Sans doute approchons-nous à un accord définitif sur les lieux d’inhumation d’Etienne Tshisekedi et d’exposition de sa dépouille ? Tout porte à le croire. Reste que la commission UDPS-Gouvernement annonce la date du rapatriement du corps de M. Tshisekedi.

Après moult tractations menées pendant plusieurs mois, avec plusieurs ratés dus aux positions tranchées des parties, le gouvernement congolais, le parti politique ainsi que la famille biologique du défunt ont enfin trouvé un accord notamment sur le lieu d’inhumation du défunt opposant historique et celui de l’exposition de son corps.

« Nous nous sommes mis d’accord, a lâché Mgr Gérard Mulumba cité par Actualité.CD. Le président Tshisekedi sera enterré dans la périphérie de la ville de Kinshasa à N’sele dans une concession familiale ».

Quant au lieu d’exposition du corps du Sphinx de Limete, un autre cadre du parti cher à Félix Tshisekedi qui a pris part aux discussions a confirmé la nouvelle en annonçant que l’exposition aurait lieu au Palais du peuple. Il a toutefois précisé que rien n’était encore définitif.

 

La date du rapatriement sera officiellement  annoncée

Un communiqué conjoint entre le gouvernement, l’UDPS et la famille biologique d’Étienne Tshisekedi sera signé une fois le séminaire du gouvernement en cours à la cité de l’Union africaine (UA) terminé, selon Mgr Gérard Mulumba, frère cadet d’Étienne Tshisekedi et  également chef de famille Tshisekedi,. La date du rapatriement de la dépouille d’Étienne Tshisekedi sera officiellement annoncée après la signature du communiqué sanctionnant les discussions entre les parties.

Depuis la mort d’Etienne Tshisekedi le 1er février, à 84 ans, à Bruxelles, en Belgique, d’une embolie pulmonaire, son corps n’a jamais été rapatrié en RDC en vue d’organiser des obsèques dignes de son rang. Les principaux points de divergences sont les lieux d’inhumation et des obsèques sur lesquels le gouvernement, ses familles politique et biologique ne se sont toujours pas mis d’accord.

Alors que l’Union pour la démocratique et le progrès social (UDPS) et la famille biologique du défunt  tenaient à ce que le Sphinx de Limete soit enterré d’abord dans un endroit de leur choix dans la ville de Kinshasa, ensuite au siège du parti, le gouvernement a , pour sa part, opposé un refus catégorique.

 

Plusieurs reports du rapatriement

Ainsi le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi a-t-il été reporté à plusieurs reprises. Alors qu’il était programmé le 11 mars, le rapatriement de la Belgique de son corps avait été renvoyé sine die, en raison de la tension vive observée entre les militants du parti et les forces de l’ordre. La population était fortement opposée à l’inhumation d’Etienne Tshisekedi dans un cimetière de la Gombe, du reste désaffecté.

En effet, l’Hôtel de ville avait donné à la famille de M. Tshisekedi un carré spécial dans ce cimetière pour y enterrer le défunt.

Donc, sous la pression des militants de l’UDPS qui se sont opposés au fait que leur leader soit inhumé dans ce cimetière, la famille biologique et l’UDPS se sont rétractés, occasionnant par ce fait l’arrêt des travaux d’aménagement de ce site dont le coût, selon certaines sources bien informées, devraient avoisiner les 250 000 dollars américains.

A nouveau fixé au 12 mai, le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi n’aura toujours pas lieu. Car, une fois de plus, il sera reporté, le gouvernement ayant débouté la position de l’UDPS et de la famille de M. Tshisekedi qui voulait que le défunt soit enterré à la permanence du parti à Limete. Le gouvernement de la RDC avait exclu, au cours d’un conseil extraordinaire des ministres,  l’option d’enterrer Etienne Tshisekedi dans un site urbanisé habité  Une décision qui était prise  pour ne pas  violer les textes règlementant l’organisation des funérailles en RDC. « Il n’y a pas d’autres endroits que le cimetière où l’inhumation peut se réaliser », avait-t-il souligné le ministre de l’Intérieur et Sécurité.

A ce jour, plus de quatre mois après la mort du vieil opposant congolais, son corps traîne toujours au funérarium de Bruxelles. Selon  un employé de la chambre funéraire de Bruxelles, où repose le corps du défunt depuis février, le corps peut être gardé  » autant de temps que l’on veut, car il n’y a pas de délai limite en cette matière en Belgique « . Les frais de conservation de cette dépouille pas tout à fait comme les autres s’élèvent à 30 euros par jour. Une somme du reste à la portée des bourses des familles biologique et politique de M. Tshisekedi ainsi que les nombreux amis et autres !sympathisants d’Etienne Tshisekedi. Mgr Gérard Mulumba avait affirmé, à l’époque, que, jusqu’ici, c’est la famille et le parti qui payaient.

Lassés d’attendre une solution de la part du gouvernement et après l’échec du plan A, l’UDPS et la famille du défunt ont décidé d’appliquer  ce qu’ils ont appelé le  » plan B « , celui consistant à enterrer M. Tshisekedi à la périphérie de la ville de Kinshasa où un mausolée pourrait être érigé pour accueillir le corps de l’ancien opposant le plus emblématique de la RDC. E Tshisekedi avait quitté la RDC le 24 janvier 2017 pour des soins médicaux en Belgique en plein négociations de la Commission épiscopale nationale du Congo (Cénco) qui l’avaient désigné président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), l’organe chargé du suivi dudit accord.

Kléber Kungu

 

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