Voirie urbaine  :  L’avenue de l’Université, casse-tête pour piétons et automobilistes

Le problème que constitue l’avenue de l’Université sera-t-il un jour résolu ? Nous sommes obligés de répondre par la négative, et ce, étant donné que la solution, plusieurs fois proposée par les piétons, les automobilistes et les passagers à bord des véhicules lancés sur cette voie a été toujours remise en question. Aujourd’hui, cette artère qui part du croisement de l’avenue Sendwe pour déboucher sur l’Université de Kinshasa en passant par l’Intendance constitue un véritable casse-tête aussi bien pour les automobilistes que pour les piétons. Et ce, pour deux raisons majeures. La première est due à l’étroitesse de cette chaussée sur laquelle deux véhicules engagés en sens opposés ont difficile à se croiser à plusieurs endroits.

A proprement parler, cette chaussée n’est praticable que sur le tronçon allant de l’Unikin au Rond-point Ngaba en passant par  l’arrêt Mwanauta et sur celui allant du croisement avec l’avenue Sendwe au Rond-point Yolo Médical. Toutes les plaintes, toutes les propositions faites à ce sujet sont comme qui dirait tombées dans les oreilles des sourds, ces sourds qui ne sont autre que les décideurs.

D’abord, il est question d’élargir cette chaussée de manière à créer deux bandes dans chaque sens. Ce qui fera que quatre véhicules pourront passer à un point donné sans se frotter. On le voit avec le boulevard du 30 Juin et le boulevard Lumumba ; l’avenue des Huileries où,  au cours de la journée, la circulation est fluide. Et il y a possibilité, avec un peu de bonne volonté, de faire en sorte que la circulation reste fluide de 24 h sur 24 h. Cet élargissement est surtout souhaité sur les tronçons Kapela-Rond-point Ezo et Rond-point Ezo jusqu’à la hauteur de l’Hôtel La Fayette. Et comme on dit, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, l’élargissement susévoqué ne peut se faire sans effacer, si pas toutes les parcelles ne se trouvant pas au-delà de deux mètres de l’avenue, mais du moins une partie de chacune d’elles.

Au nombre de ces parcelles on cite notamment l’immeuble abritant l’Hôtel Lubanou au croisement avec l’avenue Kipata et l’Hôtel La Fayette au croisement avec l’avenue Kinzenzengo.

 

Libulu Mopulu

Le deuxième problème à résoudre pour cette avenue de l’Université est celui des bourbiers. Loin de nous l’idée de minimiser d’autres bourbiers situés ça et là, surtout de Kapela jusqu’au niveau de l’Hôtel La Fayette. Mais le casse-tête des piétons et des automobilistes est vécu au niveau de deux bourbiers principaux, le premier au niveau du petit pont entre Ezo et l’avenue Kianza, le deuxième à la hauteur de l’avenue Mopulu.

A cause de ces deux bourbiers, pendant ou après la pluie, il est conseillé aux pétons et aux automobilistes de se méfier. A l’arrêt petit pont, la chaussée, détruite à un mètre de profondeur, et ce, de gauche à droite sur une distance de près de trente mètres indispose tout le monde. Si les automobilistes contournent cette difficulté avec le système  » demi terrain « , les piétons eux, évitant le risque de se noyer,  choisissent de  marcher sur le béton de la grosseur d’une brique, à quelques centimètres en-dessous d e l’eau. Nombreux sont ceux qui glissent et terminent leur course soit, dans l’eau de la chaussée, soit dans la mare à côté du trottoir.

Il en est de même pour  » Libulu Mopulu « . Le trafic est sectionné : Petit-pont – Mopulu ; Mopulu – Rond-point Ngaba, et ceux-ci  viennent se greffer sur le premier tronçon, à savoir Kapela – Petit pont. Imaginez combien un Kinois moyen appelé à suivre cet itinéraire en venant de Matonge ou du centre ville peutr débourser.

C’est à cause de l’état de cette artère que les bus Transco qui auraient pu emprunter cette voie qui constitue un raccourci, sont obligés d’emprunter le boulevard Lumumba avant d’emprunter l’avenue By Pass. Imaginez ce qui adviendrait si une ambulance avec à son bord un malade en agonie arrivait à être bloquée à l’un de ces deux bourbiers.

Malheureusement, pour les décideurs, la priorité n’est pas l’avenue de l’Université, mais plutôt l’avenue Kianza reliant Ngaba et Makala à Lemba, cette avenue où les techniciens de l’OVD sont à pied d’œuvre depuis près de cinq jours avec près de six engins, cinq jours à l’issue desquels comme seul travail les bourbiers dont le premier en diagonale de l’ancienne maison communale de Ngaba et  le second en diagonale du marché Kizeza sur Ngaliema ne sont que remblayés à la terre rouge.

Que les décideurs s’intéressent aux deux bourbiers qui s’érigent en obstacle majeur sur l’avenue de l’Université, avec au final une incidence négative sur l’horaire de travail de beaucoup de Congolais habitant de ce côté, sur les recettes des automobilistes exploitant ce coin et pourquoi pas sur les souliers des piétons, sans oublier leur santé.

Magister Baseke

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