Vu le mauvais état de l’avenue Libération : Transco suspend la ligne 20 Selembao – Hôtel de ville

La mort dans l’âme, la haute direction de la société de transports Transco vient de décider la suspension momentanée de la ligne 20 Selembao-Hôtel de Ville. Dans cette partie de la capitale, particulièrement les quartiers Lalou, Kitokimosi, Ngafani, Camping, Binza Pigeon et autres, c’est le désarroi.

Selon certaines sources bien informées, cette suspension a été murie par la haute direction de la Transco. Parce que la ligne 20 était une des plus rentables du réseau Transco. Mais devant l’important manque à gagner résultant du  mauvais état de l’avenue Libération dans son tronçon compris entre l’avenue Landu et la station service du marché de Selembao, les rotations des bus n’était plus respectées, Transco a choisi la voie de la rentabilité économique. Préservant ainsi son charroi des pannes à répétition qui écourtait gra           vement la vie de ces bus. Parce qu’avec ces nombreux trous béants qui ont pris naissance sur cet axe routier, les pannes d’amortisseur, d’essieux,  de barres de torsion, de pneumatiques et la liste n’est pas exhaustive étaient devenues monnaie courante. La Transco a donc jugé bon d’arrêter les dégâts.

Dans l’opinion et surtout parmi les usagers de la route de cette partie nord de la capitale et la population de ce coin, on se pose cependant des questions dont celle de savoir si les autorités de la ville et la haute direction du FONER sont réellement à l’écoute des doléances de leurs administrés. Comment l’Hôtel de Ville et le FONER qui connaissent l’importance de cette route, parce-que  servant de voie de passage pour les camions poids lourds en partance pour la ville portuaire de Matadi dans le Kongo Central sont si insensibles. Sont-ils sourds ? Pourquoi. Ce peu d’attention pour des problèmes d’une si grande urgence ? Autant de questions qui demeurent sans réponse.

Avec cet arrêt momentanée de l’exploitation de la ligne 20 Transco, les choses viennent de se compliquer pour les Kinoises et Kinois habitant la partie nord de la capitale. Si hier,  il était possible d’atteindre le centre-ville avec 500 FC, il est désormais quasi impossible. Transco qui était considérée par les chauffeurs des bus Esprit de mort comme un  » empêcheur de tourner  en rond  » vient donc de leur laisser le champ libre. Désormais atteindre le centre ville à partir des quartiers Camping et Kitokimosi coûtent deux fois plus. En clair un aller retour Kitokimosi-Centre ville qui revenait à 1 000 FC est passé sans transition à 2 000 FC ou plus.

Vu les temps  » héroïques  » que traversent les Kinois, il n’est plus exclu de voir les Kinois et Kinoises  de ce coin de la capitale revenir à la ligne 11. C’est-à-dire la marche pour minimiser le coût du volet transport de leur budget.

 

FONER et  Hôtel de Ville à quelle logique répondent vos interventions ?

Foner – Hôtel de Ville à quelle logique répondent leurs interventions, c’est la question que de nombreux Kinois se pose. Ceci au vu de la vitesse avec laquelle a été réhabilitée le bout de tronçon reliant le palais du Peuple à l’entrée du Camp Kokolo, passant entre le Commissariat général de la PNC, l’Université protestante et la Cité de la Voix du Peuple.

Pour les Kinois et Kinoises de la partie nord de la capitale, cela se comprend car nos honorables qui empruntent cette voie ont l’échine sensible. Raison de plus pour que les voies qu’ils empruntent pour atteindre le palais du Peuple soient exemptés de tout  nid de poule. Parce-que réhabilité ce bout de tronçon routier au détriment de l’avenue Libération dans sa partie comprise entre Landu et le marché de Selembao ne répond à aucune logique économique. Pareil pour les avenues Tabu Ley entre Wangata et Huileries, etc. Réhabiliter ces avenues du centre ville doit s’accompagner de la réhabilitation de certains axes routiers de nos communes qui sont dans un état déplorable et plus que préoccupant.

Les avenues Kulumba à Kingabwa, la route BKTF, la boucle de Matete, l’avenue Gambela vers le marché du même nom, l’avenue Shaba à Ngiri-Ngiri et d’autres routes de Malueka devaient aussi retenir l’attention de l’autorité urbaine. Ne pas le faire équivaut à se  faire hara kiri. Foi de

Philippe Mbayi Wete

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